Certes, nul n’est censé ignorer la loi …

Certes, nul n’est censé ignorer la loi …Le projet de loi de modernisation de l’économie qui devrait être discuté prochainement devrait comporter différentes dispositions fiscales nouvelles. Ainsi, alors que l’encre des lois de finances de la fin de l’année 2007 (loi de finances pour 2008 et loi de finances rectificatives pour 2007 adoptées fin décembre 2007) est à peine sèche, de nouvelles règles fiscales sont déjà annoncées. Encore faut-il rappeler que, quatre mois seulement avant l’adoption des lois de finances de fin 2007, la loi pour le travail, l’emploi et le pouvoir d’achat (dite loi TEPA) avait également instauré de nombreuses nouvelles règles fiscales. Faisons le pari que la prochaine revue générale des prélèvements obligatoires entraînera également quelques modifications fiscales dans un avenir proche.

Il n’est pas de mon ressort de commenter ici le bien-fondé de toutes ces nouvelles dispositions. En revanche, on ne peut s’empêcher de rappeler qu’une institution aussi respectable que le Conseil d’Etat a souligné dans son rapport annuel de 1991, puis de nouveau dans son rapport annuel de 2006 la nécessité de contrôler le nombre de lois votées, rappelant, en des termes plus choisis, que la qualité du travail du législateur n’est pas nécessairement corrélée au poids annuel du Journal Officiel.

Dans ces conditions, l’adage « nul n’est censé ignoré la loi » n’a jamais été aussi difficile à respecter pour le contribuable.

Si l’on ajoute aux textes de nature législative ceux de nature règlementaire (décrets, arrêtés) et les commentaires de l’administration par voie d’instruction (une soixantaine d’instructions de janvier à mars 2008) ainsi que les décisions de jurisprudence, l’avalanche de normes à prendre en compte par le contribuable paraît sans fin. Lire la suite

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Réduction d’ISF pour les patrons de PME

Réduction d’ISF pour les patrons de PMELes députés ont récemment adopté un amendement offrant aux chefs d’entreprise la possibilité de déduire de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) les sommes qu’ils investissent dans leur propre société.

La déduction porte sur 75% des sommes investies, dans la limite de 50.000 euros, sous réserve que le bénéficiaire possède au moins 25% de l’entreprise, directement ou par l’intermédiaire de ses proches. Les sommes transférées dans la PME de moins de 250 salariés doivent y rester pendant au moins 5 ans.

Cette mesure avait été déposée par le député Lionel Tardy (UMP), lui-même patron d’une entreprise de 18 salariés. « Moi, si je fais de la politique, c’est pour faire bouger concrètement les choses », avait déclaré l’élu. « Le jour où je paierai l’ISF, je préfère l’investir dans ma propre entreprise ». Lire la suite

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ISF et investissement dans les PME

ISF et investissement dans les PMELa loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat rend désormais possible la déduction d’une partie de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour investissement dans les PME.

Il est prévu qu’elle soit applicable pour l’ISF payé en 2008. De quoi s’agit-il ?

La déduction d’une partie de l’ISF sera possible lorsque le contribuable réalisera : Lire la suite

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