L’attention a déjà été appelée ici sur la protection limitée apportée par les dispositions de l’article L 16 B du Livre des procédures fiscales (LPF) en matière de visite domiciliaire, autrement appelée perquisition fiscale, durant laquelle des agents des impôts habilités, accompagnés d’un officier de police judiciaire, sont autorisés à inspecter, par exemple, un domicile privé.
Le nombre très faible de décisions de justice favorables au contribuable souligne cet état de fait, préoccupant à l’heure où le droit fiscal parait de plus en plus se pénaliser.
Au-delà de la lettre de l’article L 16 B du LPF, il faut constater que, en pratique, l’interprétation de ces dispositions va dans le même sens d’une protection davantage nominale que réelle des droits au respect du domicile et de la vie privée du contribuable. On peut illustrer ce propos par l’usage, qui est de plus en plus fréquemment fait, de la visite domiciliaire par l’administration fiscale pour tenter de rassembler les preuves démontrant le non respect par une société étrangère de ses obligations comptables et fiscales en France. Lire la suite


Nous avions évoqué en mai dernier sur ce blog la création d’une cellule temporaire de régularisation ouverte aux contribuables domiciliés fiscalement en France et détenant dans des paradis fiscaux des avoirs non déclarés (
Le principe d’exclusion des biens professionnels de l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), prévu à l’article 885 A du Code général des impôts, est bien connu des contribuables. En revanche, la définition exacte de la notion de biens professionnels qu’il convient de respecter scrupuleusement pour pouvoir bénéficier de cette exonération est généralement moins bien maitrisée par ces derniers qui considèrent souvent que les titres de leurs sociétés sont leur biens professionnels et sont donc nécessairement exonérés d’ISF. La réalité est pourtant plus complexe.
Le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique a présenté, le 20 avril 2009, la mise en place d’une cellule chargée à la Direction Générale des Finances Publiques d’une procédure temporaire de régularisation applicable aux résidents français détenant des avoirs non déclarés dans des paradis fiscaux.