Piégées par le motif de précaution, l’essor des PME innovantes est une illusion

Election presidentielle et programme des candidatsDe l’avis général, le redressement de l’économie française dépendrait des PME, facteur de croissance, supposées pourvoyeuses d’emplois. Dans le secteur industriel, le jugement s’impose plus encore. Avec les délocalisations et pour corollaire la disparition massive d’unités de production, les PME innovantes seraient appelées à redensifier le territoire. Cependant, malgré les mesures de soutien, les résultats sont peu reluisants ! Quelques succès pour beaucoup d’échecs ! La situation des PME rime le plus souvent avec fragilité financière, instabilité chronique, courte visibilité, peu d’emplois créés. Parmi les coupables, le motif de précaution, véritable goulet d’étranglement !

Inscrite depuis 2005 au préambule de la Constitution, la Charte de l’environnement a installé le principe de précaution au sommet de la hiérarchie des normes juridiques. Objectif louable : il consacre l’idée d’une meilleure maîtrise de l’environnement. Méfions-nous de l’onde du politiquement correct ! Avec son cortège de sanctions, il déstabilise aussi les PME innovantes.

Premièrement, le motif de précaution a fait entrer l’innovation dans l’ère du soupçon. Dans un contexte de réglementation accrue, développer une nouvelle technologie est un chemin de croix. Les barrières sont innombrables : essais, unité pilote, normes, référencement. Temps, durée et argent, la mariée doit être belle pour tenir le coup, au minimum cinq ans avant que le produit accède au marché ! A chaque recoin, des chausse-trappes enlacées dans des circulaires ou une jurisprudence tatillonne traquent la moindre imprudence. Alors qu’innovation et incertitude sont souvent inséparables, rien ne doit être laissé au hasard pour passer le cap du « compatible environnemental ». Pendant ce temps, la PME survit sous perfusion sans véritablement se muer en « entreprise ». Pendant ce temps, des interprétations intégristes peuvent bousculer le projet. La technologie n’a-t-elle pas fait encore son chemin que des voix proclament de  supposés dangers ? La tolérance zéro a tôt fait d’ébranler l’esprit d’initiative. Lire la suite

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A propos du Web 2.0, ou l’effet papillon appliqué à une bulle…

Quel chasseur de leads êtes-vous ?Si l’on en juge par la floraison de billets et articles divers, de blogs dédiés, de groupes et forums communautaires, les sujets traitant du Web 2.0 et ses déclinaisons dans les domaines de l’entreprise ou de l’entrepreneuriat sont non seulement légions, mais suscitent de vraies interrogations.

Vous en doutez ? Il suffit d’observer ce qui se passe sur la seule « blogosphère » française, mais pas seulement. Là où les forums communautaires, emboités au sein des réseaux sociaux professionnels, tels Viadeo, Linkedin ou Xing regroupent plusieurs centaines de personnes, on notera sur Facebook que le groupe Web 2.0 (entrepreneurs) rassemble plus de 52.000 membres. Wikio (portail des blogs et des actus du net) affiche, dans son Top Ten des blogs les plus suivis (toutes « activités » confondues), 8 blogs consacrés au web 2.0.

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Des hauts et des bas

Pleins d'idées ? Apprenez l'approfondissement !La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille. Les succès conduisent parfois à l’euphorie, les échecs au fond du trou. Un vrai yo-yo pour le moral. Pour rendre ces montagnes russes plus supportables, la solution peut être de ne jamais s’arrêter. En effet, si l’on n’arrête jamais d’avancer, on ne reste pas au fond du trou très longtemps.

En matière d’entrepreneuriat, on pourrait dire : « Si tu n’as jamais échoué, c’est que tu n’as jamais essayé ». C’est vrai à l’échelle d’une carrière, comme c’est vrai à l’échelle d’une journée. Entreprendre c’est essayer, tenter et regarder les possibilités d’échec en face. Lire la suite

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