Le stress des dirigeants ou comment traiter la souffrance patronale

Le stress au travail n’est pas une donnée nouvelle. Dans toutes les entreprises, grandes ou petites, on le rencontre à tous les niveaux hiérarchiques et dans tous les secteurs d’activités.

Tous les salariés des grands groupes et des PME sont impactés par le stress, tant la flexibilité, la réactivité, l’urgence et autre adaptabilité sont incontournables.

On parle beaucoup, et à juste titre, de la souffrance des salariés, mais quid de celle des dirigeants ?

Le contexte de tension et d’incertitude économique que nous connaissons depuis octobre 2008 a considérablement accru la pression sur les dirigeants. Inquiets en analysant leur carnet de commandes, perdus dans la gestion et l’organisation des équipes, consternés face à la  fluctuation de leur trésorerie, les patrons de PME doivent pourtant rester solides. C’est  leur rôle que de fixer le cap, prendre les bonnes décisions, motiver les équipes… Pourtant, eux aussi souffrent. Lire la suite

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Mauvaise ambiance, un vrai problème à régler par les chefs d’entreprise et leur encadrement

Motiver, motiver…. Les mystères du levier magiqueAu cours des audits d’organisation que je réalise chez mes clients, je commence toujours par évaluer le climat, l’ambiance de travail qui règne dans l’entreprise : c’est évidemment un indicateur important qui traduit bien la situation de l’entreprise.

Je constate souvent des atmosphères malsaines : conflits récurrents entre services ou entre personnes, rancœur, jalousie, critiques parfois excessives vis-à-vis de la direction,  dissimulation… Bref, il existe un vrai malaise, de mon point de vue essentiellement dû à une incompréhension sur la stratégie poursuivie par l’entreprise, à des systèmes de management inadaptés, parfois à une absence totale de communication ; tout le monde travaille dans l’urgence et on n’a plus le temps de se parler…

Face à une personne neutre et extérieure à l’entreprise, mes interlocuteurs sont très diserts sur ce qui ne fonctionne pas bien dans l’entreprise. Ils ont besoin d’exprimer ce que leur encadrement et leur dirigeant ne veulent pas entendre.  Et souvent, les idées et suggestions d’amélioration sont pertinentes ! Lire la suite

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Ni trop, ni trop peu

balance2.jpgUn client à qui je demandais récemment pourquoi il m’avait accordé sa confiance me répondait tout de go : « vous aviez l’air de ne pas avoir besoin de moi » ! Paradoxe, immense paradoxe ! Pour un client, un « roi », se mettre en quatre ne serait donc plus payant ?

N’allons pas jusque-là, bien sûr. Disons, en fait, qu’il faut être réactif mais lucide, offreur de solutions réalistes mais pas « décrocheur de lune », trouver le juste milieu, le juste ton pour montrer sa motivation et sa capacité sans que l’une fasse douter de l’autre. Trop de capacité tuerait la motivation : je suis tellement fort dans votre domaine que ce devrait être un honneur pour vous de profiter de mes services ! Trop de motivation tuerait la capacité : j’ai tellement envie de décrocher ce contrat qu’on doute de mes capacités, je n’ai sans doute pas la confiance de grand monde, il y a un hic !

Quelles subtilités ! Et pour un leader, un manager, un dirigeant, vis-à-vis de ses équipes, comment trouver le juste milieu entre l’envie de travailler avec ses collaborateurs et le besoin qu’on a d’eux pour que notre travail avance ? Comment leur donner envie de bien faire leur travail sans sentir le joug de l’autorité hiérarchique, ni considérer qu’ils feraient aussi bien si nous n’étions pas là tellement nous les responsabilisons ? Lire la suite

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Du bon usage de la bienveillance…

Charisme et leadershipRécemment malmenée par un client sans doute lui-même fragilisé par l’incertitude ambiante, j’ai voulu me conforter dans une de mes convictions profondes : la bienveillance a sa place au travail, dans l’entreprise, comme dans la vie. Je commençais en effet à en douter, alors même qu’avec ce client et bien d’autres nous prônons, dans nos coachings et nos formations, la bienveillance, source de confort pour avancer, se remettre en question de manière constructive et bien travailler ensemble.

Reprenons les sources (merci Wikipedia) :
La bienveillance est la disposition affective d’une volonté qui vise le bien et le bonheur d’autrui. Le terme est calqué sur le latin bene volens qui par la suite, a aussi donné le doublet lexical bénévolence.
Maitreya, le Bienveillant, est le nom du prochain Bouddha attendu.
Confucius et Mencius, l’un comme l’autre, l’ont souvent affirmé : la qualité fondamentale d’un chef est la bienveillance.
Vouloir le bien et le bonheur d’autrui, voila une belle idée ! On ne compte pas les effets vertueux du concept: je suis bienveillant, donc les gens autour de moi sont bien et heureux, ils travaillent bien et me rendent moi aussi bien et heureux, etc.

Mais non, redescendons sur terre ! Quelqu’un qui veut le bien et le bonheur d’un autre, aujourd’hui, risque fort de se faire marcher sur les pieds ! Entre « bienveillant » et « bonne poire », la limite est ténue… et certains parasites comme l’opportunisme, l’inquiétude, la pression, la concurrence… mettent parfois cette « disposition affective » en retrait, au profit d’autres dispositions moins nobles. Lire la suite

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Pour un peu moins de rationnel et un peu plus d’émotionnel chez les dirigeants et dans les entreprises

Et moi, et moi, et moi ?L’accélération des rythmes de travail, l’inquiétude face aux changements, le stress de plus en plus fort à cause des multiples adaptations demandées en permanence, tout cela amène parfois à des tragédies.
C’est sans doute ce qui explique les drames humains que connaît actuellement la société France Telecom.

Bien sûr, c’est au dirigeant de faire face lorsque de telles tragédies surviennent.
Dans le cas de France Telecom, alors que la plupart d’entre nous attendions au moins une forme de compassion face aux drames que connaît cette entreprise, son patron a demandé qu’on mette un terme à cette « mode du suicide » ! Etrange, non ? Où est l’émotion du dirigeant face à ces drames humains absolument épouvantables… ?

Un encadrement qui sait déceler les souffrances, les interrogations, les craintes que ressentent les membres de son équipe, qui sait écouter et entendre, qui sait être là quand il le faut et qui sait expliquer les choses, c’est un encadrement puissant car il a compris que le management, c’est avant tout la gestion des émotions des hommes. Lire la suite

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