15 clés de succès à l’international – clé n°9 : déposer et protéger ses marques

La dirigeante d’une PME exportatrice de produits cosmétiques a décidé d’attaquer le marché chinois : un distributeur de renom proposait d’ introduire la marque en Chine. Tout semblait  en place pour le développement international de cette PME.

Mais cette dirigeante prise dans le tourbillon des affaires courantes n’a pas pris le temps de déposer sa marque en Chine. Lorsqu’elle a voulu exploiter sa propre marque sur ce marché export, une entreprise chinoise l’avait déjà enregistrée depuis deux ans. L’entreprise chinoise acceptait de revendre « sa » marque à notre PME française pour…  1 million d’euros.
La même mésaventure est arrivée récemment à une marque exportatrice de linge de maison.

Dans les grands groupes, un salarié au minimum est en charge de l’enregistrement des marques, du dépôt des brevets et de la veille. Aussi, avant de  se lancer à l’international, les PME doivent s’adjoindre les services d’un avocat spécialisé en droit de la propriété intellectuelle. C’est un investissement  qui reste moindre en comparaison du budget, du temps et des tracasseries à gérer lorsque la marque n’a pas été déposée et protégée en amont. Lire la suite

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles
Loading ... Loading ...

Piégées par le motif de précaution, l’essor des PME innovantes est une illusion

Election presidentielle et programme des candidatsDe l’avis général, le redressement de l’économie française dépendrait des PME, facteur de croissance, supposées pourvoyeuses d’emplois. Dans le secteur industriel, le jugement s’impose plus encore. Avec les délocalisations et pour corollaire la disparition massive d’unités de production, les PME innovantes seraient appelées à redensifier le territoire. Cependant, malgré les mesures de soutien, les résultats sont peu reluisants ! Quelques succès pour beaucoup d’échecs ! La situation des PME rime le plus souvent avec fragilité financière, instabilité chronique, courte visibilité, peu d’emplois créés. Parmi les coupables, le motif de précaution, véritable goulet d’étranglement !

Inscrite depuis 2005 au préambule de la Constitution, la Charte de l’environnement a installé le principe de précaution au sommet de la hiérarchie des normes juridiques. Objectif louable : il consacre l’idée d’une meilleure maîtrise de l’environnement. Méfions-nous de l’onde du politiquement correct ! Avec son cortège de sanctions, il déstabilise aussi les PME innovantes.

Premièrement, le motif de précaution a fait entrer l’innovation dans l’ère du soupçon. Dans un contexte de réglementation accrue, développer une nouvelle technologie est un chemin de croix. Les barrières sont innombrables : essais, unité pilote, normes, référencement. Temps, durée et argent, la mariée doit être belle pour tenir le coup, au minimum cinq ans avant que le produit accède au marché ! A chaque recoin, des chausse-trappes enlacées dans des circulaires ou une jurisprudence tatillonne traquent la moindre imprudence. Alors qu’innovation et incertitude sont souvent inséparables, rien ne doit être laissé au hasard pour passer le cap du « compatible environnemental ». Pendant ce temps, la PME survit sous perfusion sans véritablement se muer en « entreprise ». Pendant ce temps, des interprétations intégristes peuvent bousculer le projet. La technologie n’a-t-elle pas fait encore son chemin que des voix proclament de  supposés dangers ? La tolérance zéro a tôt fait d’ébranler l’esprit d’initiative. Lire la suite

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles
Loading ... Loading ...

Quelle est la valeur marchande d’un brevet d’inventeur ?

Bilan du financement de l’innovation depuis 5 mois chez OSEOQuelle est la valeur marchande d’un brevet d’inventeur ? C’est la question que se pose chaque inventeur lors du dépôt d’un brevet. Même si le coût du dépôt n’est pas significatif, la plupart sont tentés d’y répondre favorablement. Fort du temps passé à leurs travaux auxquels s’ajoutent certaines dépenses, beaucoup s’attribuent d’heureuses perspectives de rentrées financières. Si d’aventure ils étendent la protection du brevet à plusieurs pays, les frais s’élevant, ils réévalueront alors l’estimation.

Pourtant, préjuger du prix d’un brevet est une entreprise hasardeuse. La valorisation financière d’un brevet n’existe qu’autant que lui est associé un produit ou un concept monnayable sur le marché. Rares sont ceux qui peuvent y prétendre. Sur 100 brevets déposés à l’INPI, seulement 0,7 % donnent lieu à des produits normés, accessibles au marché. De ce nombre, 60 % sont issus des départements de Recherche de grandes entreprises, ces derniers disposant du temps et des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.

Des conclusions s’imposent. La possibilité qu’un brevet « à l’état brut » présente une valeur marchande est infime, voire irréaliste. La possibilité qu’un brevet puisse se développer en dehors de structures d’accueil bien organisées, œuvrant sur le long terme, est pratiquement nulle. Rares sont déjà les PME qui peuvent y répondre. Encore moins des inventeurs agissant seul ! Lire la suite

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles
Loading ... Loading ...

Une TPE augmente son chiffre d’affaires de 60 % grâce à la veille

Y a-t-il encore un avantage à adhérer à un centre de gestion agréé ?La société Stoc Environnement vient de mettre au point une station d’épuration individuelle nommée Membrano. Pour arriver à élaborer ce produit, Joël Robin, gérant de la société, a consacré 100.000 euros en R&D sur deux ans, soit cinq fois plus qu’auparavant. Une véritable opportunité de croissance pour cette TPE du Var.

Rappelons que la société emploie neuf salariés et que son chiffre d’affaires est passé de 562.000 euros en 2005 à 1,396 millions d’euros en 2007, avec un résultat net qui franchit la barre des 100.000 euros pour cette année !

C’est en se dotant d’une trésorerie confortable et d’une distribution très faible en dividende que l’entreprise a pu établir une politique d’investissement dans la R&D afin de créer des technologies de ruptures.

Joël Robin a détecté que les communes et les habitants non reliés au réseau d’assainissement devront s’équiper, pour être en règle avec la législation européenne, d’un réseau de traitement de l’eau. En étudiant le sujet et en analysant le marché et son environnement, ce dirigeant a su saisir cette opportunité pour concevoir un produit répondant aux exigences européennes. Lire la suite

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles
Loading ... Loading ...

Le Brevet garant de la croissance et de la protection des PME-PMI

Le Brevet garant de la croissance et de la protection des PME-PMIIl me semble essentiel de rappeler que pour une PME-PMI, le brevet a deux fonctions principales :

- Il permet de protéger l’innovation de l’entreprise face à la concurrence des pays en voie de développement qui réalisent des contrefaçons.

- Le brevet permet de mettre en avant le dynamisme de l’entreprise et son potentiel pour de futurs investisseurs.

Les PME-PMI françaises ont eu tendance à négliger la protection de l’innovation. Grâce à l’action de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) et de son pré-diagnostic gratuit à la propriété industrielle, Benoît Battistelli, directeur général de l’INPI espère « convaincre  les PME-PMI les plus réticentes à breveter leurs inventions ».

Il est vrai que mes rencontres avec des syndicats patronaux et des entrepreneurs m’ont permis de déduire que les PME-PMI, en ce qui concerne l’innovation, sont plus orientées vers le culte du secret. Les chefs d’entreprises pensent que déposer un brevet, c’est attirer les regards malveillants mais ne rien faire, c’est exposer l’entreprise à des risques économiques, comme par exemple le vol de l’invention qui remet en cause le modèle économique de l’entreprise et par conséquent, son existence future. Lire la suite

1 Etoile2 Etoiles3 Etoiles4 Etoiles5 Etoiles
Loading ... Loading ...