Existe-t-il un politiquement correct de droite ?

Qui dit politiquement correct pense plutôt à un discours de gauche, friand de bons sentiments. Par ignorance d’une réalité complexe, il s’abîme souvent dans de seules leçons de morale. De surcroît, ceux-là mêmes qui le professent s’en détournent dès lors qu’ils sont mis directement à contribution. Les exemples ne manquent pas : on maudit l’exclusion dans les quartiers populaires sans jamais y mettre les pieds, on s’émeut de l’inégalité des chances tout en bataillant pour que ses enfants ne fréquentent pas un établissement mal situé.

Le politiquement correct de gauche a-t-il son pendant à droite ? Le thème de la création d’entreprise en fournit volontiers la trame. Se déclinant autour de slogans volontaristes, celle-ci est souvent présentée comme la panacée à tous les maux. Contre l’anémie du tissu industriel, contre le chômage, contre un pays par trop fonctionnarisé. S’abreuvant de supposées valeurs – dynamisme, initiative, liberté – elle serait presque le couronnement d’une vie réussie.

Seulement voilà, comme pour le politiquement correct de gauche, entre discours et réalité, se dresse un abîme. L’un comme l’autre souffrant des mêmes travers. Lire la suite

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Crise financière en France, à quoi faut-il s’attendre ?

Management du changement en entreprisePerspectives de croissance déçues, résultats tronqués, indices dépareillés avec la réalité, méconnaissance sur la situation réelle des banques… Depuis plusieurs mois, les indicateurs officiels se nourrissent de chiffres faux. Alors que la récession s’installe, la tempête s’aiguisant, à quoi faut-il donc s’attendre ?

  1. Explosion des déficits
    En raison de la hausse de la charge des intérêts de la dette liée et de l’effondrement des recettes fiscales, le déficit budgétaire en 2008, qui avait déjà été relevé de 41 à 49 milliards d’euros, pourrait s’élever en clôture d’exercice à hauteur de 60 milliards d’euros.
    Pour les mêmes raisons, le déficit budgétaire 2009, évalué dans un premier temps à 52 milliards, devrait exploser. Compte tenu de l’enveloppe affectée à la recapitalisation des banques, soit 40 milliards, de l’aggravation de la dette, d’une chute continue de la croissance des recettes, le tout associé à dépenses en faible retrait, il pourrait théoriquement grimper aux alentours de 100/110 milliards, ce qui représenterait 5 % du Produit Intérieur Brut. Cette situation est en marche. D’ores et déjà, l’Etat français a injecté 10,5 milliards d’euros dans six grandes banques. L’aggravation devrait provoquer de sérieuses turbulences au sein de l’Union européenne. Ecarté le fameux pacte de stabilité, une solution doit être trouvée sauf à considérer la remise en cause du système monétaire européen. Dans ce cas, les conséquences pour l’économie française seraient abyssales.
  2. Emploi
    Les premières indications du secteur du BTP retiennent une contraction de 28 % de l’activité. Dans ce secteur particulièrement sensible aux évolutions erratiques, les conséquences sont immédiates avec notamment, la diminution des intérimaires, des apprentis. Pour ce seul secteur, les pertes d’emploi pourraient se situer autour de 200 000. Le secteur de la distribution est également frappé de plein fouet avec des chutes de plus de 15 % (habillement). Là encore, si la situation persiste, les débauchages devraient être importants. Sérieusement atteint aussi, l’industrie avec la fermeture temporaire des usines automobiles des constructeurs français.
    Compte tenu de ces premiers éléments, le taux de chômage repasserait la barre des 10 % de la population active fin 2009 avec en toile de fond, pour tendance lourde, l’augmentation considérable des emplois précaires. Lire la suite
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