Transmettre le savoir, c’est assurer la pérennité de l’entreprise, sans laquelle il n’y a pas d’acheteur

Transmettre le savoir, c’est assurer la pérennité de l’entreprise, sans laquelle il n’y a pas d’acheteurDans un précédent billet, nous avions vu que la perte du pouvoir est une question complexe et sensible dont la solution réside dans une formule simple : il faut se préparer psychologiquement. C’est une condition préalable nécessaire pour que les choses se passent bien du côté du cédant,  mais cependant largement insuffisante du point de vue de l’acquéreur.

Car la difficulté principale d’une cession c’est aussi que l’entreprise, au-delà de son dirigeant,  « séduise » l’acheteur. Et pour que l’entreprise « plaise » il  faut qu’elle ait du potentiel, un potentiel qui l’amène à survivre après le départ de son ex-propriétaire.

Or, cette capacité de l’entreprise à se pérenniser ne se décrète pas un mois avant sa mise en vente. Elle se prépare longtemps à l’avance, sur plusieurs années. Cette phase de  préparation est absolument indispensable, et doit être conduite dans la sérénité. Elle doit amener  le dirigeant propriétaire à s’interroger sur la véritable valeur de son affaire ; mais pas seulement sur sa valeur strictement financière, mais bien plus sur tout ce qui justifie cette valeur. C’est à dire ce qui fait que sa société est « unique », différente de celle de ses concurrents (du point de vue de la qualité relative et du positionnement de ses produits, de sa clientèle, de sa notoriété, de son image, de son organisation, du savoir-faire et de l’autonomie de ses salariés), capable de surmonter les défis de son marché de demain. Lire la suite

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Abandonner le pouvoir, c’est accepter de perdre une partie de son identité et de son image

Abandonner le pouvoir, c’est accepter de perdre une partie de son identité et de son imageA partir de l’exemple assez symptomatique développé dans notre précédent billet, essayons de généraliser en mettant en exergue les questions essentielles qui se posent à un cédant au cours d’un processus de transmission.

Mais au préalable il convient de distinguer deux types principaux de dirigeants : ceux qui ont créé ou bien hérité, et ceux qui ont racheté. Les réactions vis à vis de la « chose vendue » sont en effet fort différentes selon l’origine de propriété de la société qu’on dirige.

Celui qui a créé son entreprise, en partant « de rien », lui a en général « tout donné », non seulement son temps et sa force de travail, mais aussi toutes ses idées, sa façon de percevoir l’environnement économique et social, la manière d’organiser et de gérer,  les moyens d’associer sa famille .En fait il a en grande partie projeté sur l’entreprise sa propre personne. Il  existe alors souvent une certaine confusion d’image entre l’identité du créateur et celle de sa propre entreprise. On pourrait presque parler de dédoublement de personnalité. Lire la suite

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Une petite histoire de transmission mal assumée

Une petite histoire de transmission mal assumée Il y a quelques temps, j’assistai à une rencontre, d’apparence banale (mais qui se révéla particulièrement désastreuse, d’où l’intérêt de la raconter) entre un dirigeant propriétaire d’une PME industrielle et régionale d’une taille « respectable » (30 milions € de chiffre d’affaires), et un cadre dirigeant représentant un grand groupe appartenant au même secteur d’activité.

De quoi était-il question ? Tout simplement….de la cession éventuelle de l’entreprise de l’un vers l’autre ! Ce rendez-vous était le premier du genre que nous organisions avec ce client cédant, et je dois avouer que tout le monde était dans « ses petits souliers », d’une part parce qu’il est un fait reconnu que beaucoup de choses se jouent  dans ce premier face-à face, et que par ailleurs nous savions le cédant très « crispé » sur le sujet.

Tout se passait bien et avec la plus grande cordialité, jusqu’au moment où le sujet de l’ « accompagnement » de la cession fut sur la table. Cette question n’était pas au demeurant anodine, car un des rares défauts de cette société résidait dans la très grande dépendance clientèle-dirigeant. En fait, en dehors du dirigeant lui-même, le staff commercial était réduit à presque rien. Lire la suite

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Les erreurs, bévues et menues maladresses du cédant

Les erreurs, bévues et menues maladresses du cédantUn cédant peut imaginer dans un premier temps qu’il ait tous les droits. Car après tout, sans lui l’entreprise n’existerait pas, c’est lui qui décide de vendre et c’est toujours lui qui choisit « son » repreneur.

Cette vision égocentrique et à sens unique de la cession d’une entreprise atteint vite ses limites: car, en dehors du cas où c’est l’acheteur qui prend directement contact avec le vendeur (ce qui laisse à ce dernier une totale marge de manœuvre et une grande liberté de négociation),  dès que l’entreprise est « sur le marché », le rapport de force s’infléchit  pour s’équilibrer petit à petit jusqu’à la phase finale.

Cette évolution est inéluctable, alors autant en tenir compte dès le début du processus, afin d’éviter des comportements intempestifs qui viendraient enrayer la mécanique d’une transmission harmonieuse. Comment ?

Tout d’abord en se préparant soi-même à la « rencontre » : il faut être prêt dans sa tête à passer le flambeau, et à assumer les conséquences économiques, sociales et psychologiques de cet « abandon de poste ». Cela est moins aisé et naturel que je l’entend dire parfois (lorsqu’on évoque un peu vite « un acte normal de gestion »), il faut prendre le temps de la réflexion, envisager objectivement les suites de cette rupture. Ceux qui ne l’ont pas fait « craquent » à un moment ou un autre, sous des prétextes fallacieux, et mettent ainsi leur entreprise en danger (car une entreprise ne doit pas être en vente trop longtemps) et se décrédibilise sur le marché des repreneurs. Lire la suite

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Comment bien négocier la cession de son entreprise

Comment bien négocier la cession de son entrepriseUne fois l’acquéreur repéré, sélectionné, accepté moralement comme un successeur possible, reste un «détail » à régler …. S’entendre avec lui ! Non seulement sur l’objet de la transmission (qu’est-ce que  je vends) mais aussi sur le quand et surtout le comment.

Or, dans notre beau pays , notre réputation de négociateur n’est pas des meilleures. Quand de surcroît il s’agit de la vente d’un bien pour lequel la « charge affective » est à son comble, il est prudent d’être vigilent, avant d’entamer le « rapprochement des parties ».

Je vous recommande donc une première chose : préparez-vous !

Mais reprenons les choses dans l’ordre du menu de la table de négociation : il y a bien évidemment d’abord le prix. Sans accord global sur son niveau, il n’est pas utile de poursuivre. Lire la suite

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