L’auto-entrepreneur : facteur de concurrence déloyale, privilège fiscal, gadget entrepreneurial ?

Réussir sa rentrée en partageant ses bonnes résolutionsFaut dire qu’il n’y a pas grand chose à redire à ce tout nouveau régime hyper simplifié de l’auto-entrepreneur, tellement il est au point… A tel point que certains trouveront ça suspect ou vous inviteront à attendre, attendre que d’autres épluchent les vices cachés ou dévissent sur les exceptions.

D’autres vous expliqueront que c’est une forme de légalisation du travail au noir et un blanc seing (cool) donné aux vendeurs non déclarés qui iront encore plus polluer un marché déjà encombré où il n’est pas facile d’identifier les vrais professionnels, comme si le fait de maintenir un marché parallèle suffisait à le rendre plus transparent.

Pour le Syndicat national unifié des impôts (SNUI), une organisation de joyeux entrepreneurs, rien ne justifie que le statut d’auto-entrepreneur (qui n’en est pas un) soit déconnecté du droit commun. Elle considère qu’en soi, c’est une rupture de l’« égalité de traitement » devant l’impôt. Lire la suite

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Candidat loyal et candidat non loyal

Les bonnes questions du manager recruteurOn fait souvent la différence entre les candidats passifs et les candidats actifs. Les uns regardent sans vraiment regarder, les autres cherchent activement un job. En fait, d’un point de vue humain, les candidats suivent le cycle suivant : l’employé est loyal puis ne l’est plus, puis redevient loyal… en fonction des événements qui interviennent dans sa vie et parfois aussi de l’entreprise.

Ainsi, il sera difficile de décrocher un candidat loyal de son poste actuel et cela n’a pas toujours un rapport avec son job actuel. En effet, un candidat peut être loyal car l’entreprise est près de chez lui, parce qu’il vient d’obtenir l’école qu’il souhaite pour ses enfants dans le quartier et qu’il ne veut donc pas bouger de ville, parce que l’entreprise lui a payé une formation de MBA, parce que son conjoint n’a pas de travail actuellement et qu’il ne peut pas prendre le risque d’un changement.

La loyauté n’a donc pas forcément à voir qu’avec l’entreprise mais aussi avec la vie personnelle du candidat. Ceux-là, ce n’est pas la peine d’essayer de les débaucher, les chances qu’ils bougent sont très faibles. A côté, il y a les candidats non loyaux et ceux-là ne cherchent pas forcément activement. En effet, ils peuvent être complètement blasés mais aussi fainéants d’aller chercher ailleurs et seront donc des plus contents qu’on vienne les chercher. Ils sont passifs. Lire la suite

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Vous avez dit « Capital Humain » ?

L’habit fait-il le moine ?L’EM Lyon a organisé le 5 février 2009 un Workshop intitulé « Innovation durable et management de projet – quelle gouvernance pour favoriser l’innovation ? ». Rencontre-débat avec deux entrepreneurs d’exception : Elmar Mock, inventeur de la Swatch, dirigeant de Créaholic, société suisse spécialisée dans l’innovation depuis 20 ans et Christophe Fargier, dirigeant-fondateur du Ninkasi, groupe Lyonnais de restauration-brasserie et prestations culturelles.

Ces entreprises sont des PME de services et leur point fort commun est une gouvernance et une organisation qui font une place prépondérante aux acteurs internes de l’entreprise, tant au plan de l’actionnariat que de la stratégie.

L’objet de ce billet n’est pas de faire un compte-rendu de ce colloque qui a mis en scène ces deux entrepreneurs et les scientifiques organisateurs comme Thierry Picq de l’EM Lyon, Alain Asquin, IAE Lyon3 et Gilles Garel, Université Paris Est et Ecole Polytechnique. Les présentations et les discussions ont permis de découvrir ces deux expériences originales et d’ouvrir la réflexion sur ces concepts centrés sur l’humain dans l’entreprise, sa valeur, son utilisation, son développement… A l’ouverture et en conclusion finale, Pierre-Yves Gomez, EM Lyon et directeur de l’IFGE – Institut Français du Gouvernement des Entreprise -, nous y a aidé en replaçant ces concepts dans l’histoire du management des entreprises et en nous faisant part des réflexions actuelles de son institut sur l’équilibre à trouver entre capital humain et capital financier, particulièrement dans une société où désormais les activités de service sont prépondérantes. Lire la suite

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Les aventures de Jess Houicane : où l’on voit Jess adorer prospecter par téléphone…

photo-post-3-bm2.jpgRésumé :
Jess Houicane a été recrutée comme commerciale chez NetComPro, spécialisée dans la com sur le web, il y a 8 jours. Elle se lance aujourd’hui dans la prise de rendez-vous.

Ils sont marrants mes gentils collègues. Gérer les clients existants, pas de problème. Ils sont même plutôt bons. Mais « taper dans le dur », prendre des rendez-vous par téléphone, avec de purs prospects, c’est pas leur truc. Moi j’adore !

Pour l’argumentation, j’ai bien observé Fred, mon binôme senior, dans sa façon de présenter NetComPro et nos services. Il est top Fred. Il sait parler simple sans utiliser de jargon technique. Il connaît bien sa prés’ ; elle semble couler de source. Je m’en suis inspirée. Avec, en plus, mon côté organisation, je me sens d’attaque.

D’abord, j’ai prévenu que ce matin, « je n’étais pas là ». Pour bien prospecter il faut se concentrer uniquement sur sa prospection. Je ne veux pas être perturbée par d’autres questions. Je ferai une pause chaque heure pour voir s’il y a une (vraie) urgence ; puis je reviendrai sur ma prospection. Lire la suite

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Le contrôle fiscal à blanc

Vos collaborateurs connaissent-ils bien leurs responsabilités ?Les dirigeants d’entreprises préfèrent, en règle générale, entretenir des relations courtoises et distantes avec l’administration fiscale. C’est, sans doute, la raison pour laquelle la procédure de contrôle sur demande, instituée en 2005, n’a connu qu’un succès très relatif.

Selon cette procédure, certaines PME (chiffres d’affaires de l’exercice précédant n’excédant pas 1,5 million d’euros pour les entreprises dont le commerce principal est de vendre des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir des logements et 450.000 euros pour les autres) peuvent spontanément demander à l’administration de contrôler certaines opérations qu’elles réalisent, l’administration devant leur faire part de ses conclusions.
Si l’administration considère qu’il n’existe pas de problème, cette prise de position lui est opposable. Si l’administration constate des irrégularités, la PME peut régulariser sa situation en supportant un intérêt de retard à un taux réduit de 0,28 % par mois de retard au lieu de 0,40 %. A défaut de régularisation, une procédure de vérification est mise en œuvre dans les conditions classiques.

Cela dit, une entreprise peut avoir, en effet, intérêt à déclencher un contrôle fiscal à blanc réalisé, non par l’administration fiscale, mais par un conseil qui portera sur elle un œil neuf.

L’expérience prouve que les dirigeants d’entreprises, les responsables financiers ou comptables ont une idée assez claire de l’existence de certains risques fiscaux. En revanche, il leur est parfois difficile d’estimer la probabilité de ces risques et leur coût, cette ignorance étant souvent source d’appréhension exagérée. Echanger sur ce point avec leur conseil en charge de l’audit fiscal leur permettra de mieux appréhender le degré du risque et son coût. Lire la suite

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