Outre les chefs d’entreprise qui estiment que l’entretien annuel ne sert à rien (lire le billet précédent : http://blog.netpme.fr/2008/11/27/l%e2%80%99entretien-annuel-ne-sert-a-rien-donc-je-n%e2%80%99en-fais-pas/), on peut aussi rencontrer des dirigeants qui pensent qu’il est destiné aux grosses structures. En effet, quand on dirige une PME, on est déjà chef d’orchestre, comptable, juriste, vendeur, mécanicien et j’en passe ! Alors, on peut se dire qu’on n’a pas de temps à perdre avec des formalités lourdes à gérer, qui nécessitent d’organiser un rendez-vous, de le préparer. On peut estimer que ces choses-là ont plus leur place dans les entreprises suffisamment importantes pour avoir des gens pour s’y consacrer. En plus, on se dit peut-être que l’on n’est pas assistante sociale, ni bonne sÅ“ur, mais un patron de PME déjà bien assez occupé comme ça !
Mais, ne vous est-il jamais arrivé :
- De vous demander comment telle ou telle personne que vous dirigez était câblée dans sa tête, parce que vraiment sa logique vous paraissait tellement… illogique ?
- De devoir parfois prendre un temps non prévu, un peu en pompier, parce que l’un ou l’autre craquait et qu’il fallait bien alors éteindre le feu et s’asseoir pour essayer de comprendre d’où venait le problème ?
- De vous taire longtemps plutôt que de dire ce qui n’allait pas à quelqu’un, pensant que la personne s’en rendrait compte toute seule et un jour d’exploser et de lui dire au mauvais moment et de la mauvaise façon ?
Si l’une de ces situations s’étaient produites, l’entretien annuel aurait pu vous permettre (et le pourrait encore à l’avenir) :
- D’écouter l’autre à tête reposée et de mieux comprendre sa logique, car, vous l’avez bien remarqué, tout le monde ne fonctionne pas comme vous (même si on a tous rêvé d’un monde où ce serait le cas !).
- De moins risquer, en ayant instauré des temps d’écoute privilégiée, les craquages, qu’on ne voit pas venir et qui ne tombent jamais au bon moment. Sanscompter que quelqu’un qu’on prend le temps d’écouter a aussi plus d’égard envers vous et peut venir plus facilement vous dire que quelque chose ne va pas.
- De dire les choses que vous voulez voir changer dans les performances ou les comportements de vos collaborateurs et ce calmement et en les étayant de faits, parce que vous les aurez préparées un minimum. Il vaut mieux dire à quelqu’un : « Je te demande de travailler sur ton comportement », plutôt que de le traiter de noms d’oiseaux, quand la coupe est pleine.
Et peut-être pourriez-vous ainsi ajouter aux multiples cordes de votre arc, celle d’être un peu psychologue ? Vous entretenez bien vos machines, mais que faites-vous pour entretenir votre capital humain ?
A bientôt, pour notre prochain billet : « L’entretien annuel, c’est le bureau des plaintes ».
Pour en savoir plus sur l’entretien annuel, un extrait de notre livre est disponible sur le site : http://www.editions-organisation.com/Livre/9782212541335/mener-un-entretien-annuel?xd=0d369a99174c66c790438462aa431574

I recently came across your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I don’t know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog. I will keep visiting this blog very often.
Betty
http://www.my-foreclosures.info
Bonne analyse. Je rajouterais que dans une petite entreprise, l’entretien annuel doit même devenir trimestriel ! Tout passe en effet plus vite et avec un peu de chance la croissance de l’entreprise fait qu’à 6 mois de distance, l’organisation des équipes et les tâches demandées à chacun ont fortement changées.
Rien de mieux donc que de prendre le temps de se poser, réfléchir à l’évolution des équipe, recueillir du feedback de ses collaborateurs sur ce qu’on peut améliorer et confier de nouvelles responsabilités à ceux qui évoluent bien.
Guilhem
http://www.guilhembertholet.com/blog