Désormais, la valorisation d’une entreprise ne peut plus uniquement dépendre d’une approche purement comptable. Toutes les dimensions de l’entreprise doivent être prises en compte.
C’est le cas par exemple des obligations de conformité au Code du Travail, notamment la réalisation du Document unique d’évaluation des risques professionnels.
La jurisprudence de la Chambre Criminelle de Cour de cassation depuis début 2006, mais aussi l’annonce cette année du ministre délégué à l’Emploi concernant l’intensification des contrôles de l’inspection du travail, ainsi que la création de comités régionaux de la prévention des risques professionnels doivent inciter tous les candidats à la création et à la transmission d’entreprises et leurs conseils à intégrer aujourd’hui cette problématique.
Ainsi, une entreprise à céder, conforme au droit du travail, est susceptible de voir sa valorisation accrue et de renforcer l’intérêt général qu’elle peut susciter aux yeux d’un acheteur averti, surtout en situation de compétition.
Quel que soit l’intervenant qui procède à l’évaluation des risques de l’entreprise, la question ne se pose plus de savoir s’il faut y recourir. En effet, si l’on considère cette fois les PME qui sont statistiquement les plus exposées, une seule indemnisation intégrale d’un seul accident du travail au titre d’une faute inexcusable peut très bien ruiner l’entreprise défaillante.

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