Qu’est ce qui retient une TPE de se lancer sur les marchés étrangers, si elle a un produit/service qui se vent relativement bien en France, mais pas assez pour faire progresser rapidement son chiffre d’affaires ?
Elle ne sait pas, sans doute, comment s’y prendre !
Elle se dit qu’elle manque de savoir-faire en commerce international, de ressources humaines et financières, du temps pour se pencher sur le sujet, de maîtrise des langues étrangères. Et puis, sans doute, attend-elle plus de soutien, même si ceux-ci existent, mais sont souvent difficiles à identifier, étant donné la multitude d’acteurs !
En fait, pour la petite entreprise, rien ne vaut le terrain pour comprendre les attentes d’une nouvelle clientèle.
Rien ne l’empêche de tester quelques pays avoisinants de l’Union Européenne, qui présentent peu de difficultés en termes de formalités, étant donné la libre circulation des marchandises. Elle pourra même se déplacer avec des échantillons. Il n’en est pas de même pour la Suisse, à cause des douanes aux frontières !
C’est la prospection directe de ses cibles clients qui va lui permettre d’évaluer :
- l’intérêt pour son produit,
- l’adéquation de son offre au marché : gammes, prix et conditions de vente,
- l’offre de la concurrence.
Elle pourra également s’informer sur les modalités d’achat du prospect pour s’adapter aux pratiques commerciales locales, ce qui lui permettra de mettre en place un système de distribution performant sur ce marché :
-Â prospection directe par les commerciaux,
- participation à des salons professionnels,
- partenariat d’agence ou de distribution, etc.
Pour ce qui concerne les formalités d’exportation sur l’UE, elles sont très succinctes, mais impératives :
- La facturation se fait Hors Taxes (en B2B) à condition de faire figurer sur la facture le numéro de TVA de l’entreprise destinataire et la mention : « LIVRAISON EXONEREE DE TVA, article 262 ter 1 du CGI ».
- Il faut établir la Déclaration d’Echanges de Biens (DEB), dans le mois qui suit l’expédition, dès le premier euro facturé. Elle est très simplifiée lorsque le montant des exportations est inférieur à 150 000 euros. Voir le site des douanes ci dessous.
- Il faut conserver le justificatif d’expédition
- Ces ventes doivent figurer en HT, sur la déclaration de TVA CA 3 à la ligne 6.
Commencer par l’Union Européenne, c’est ce que font la plupart des PME françaises puisque le marché unique représente 78 % de leurs exportations.
Site des douanes / espace entreprises : http://www.douane.gouv.fr/menu.asp?id=92

Flux RSS





















Dorothée, le 4 août 2008
Même si l’export fait souvent peur aux TPE, elles sont nombreuses à avoir réussi par ce biais, notamment grâce à internet.
Si vous souhaitez avoir des retours d’expérience et des conseils d’expert, le Salon des micro-entreprises organise une conférence sur le thème “Petites entreprises, sur la route de l’export” le 15 octobre prochain à Paris.
http://www.salonmicroentreprises.com/conference/2008/conf-Petites-entreprises-sur-la-route-de-lexport-228.html