Voici quelques jours, j’ai reçu un dirigeant qui avait pris contact avec nous après avoir découvert nos activités sur le web. Ignorant l’objet précis de sa visite, je commence par l’écouter présenter son entreprise. Elle connaît une forte croissance depuis plusieurs années. Sa rentabilité est bonne. En bon gestionnaire, mon visiteur a prévenu tout risque de dérive du BFR par un accord bancaire. Il m’explique ensuite les grandes lignes de ses politiques de production, de motivation du personnel et de déploiement du système d’information, auxquelles je ne trouve rien à redire. Je finis par lui demander ce que, dans un contexte aussi favorable, il peut encore attendre du « business developer » que je suis. « Mais des leads, bien sûr », répond-il aussitôt d’un air gourmand.
Si vous exercez une activité dans le BtoB, et que votre fonction vous amène à être directement concerné par le chiffre d’affaires, la détection de projets est forcément votre première préoccupation, ou l’une des premières – et ce, même si votre entreprise est florissante comme celle de mon visiteur. Il veut des leads, vous voulez des leads, nos voulons tous des leads, c’est-à-dire des bonnes nouvelles, sous la forme de demandes d’informations sur nos offres, généralement associées à une phrase qui commence par « Je suis intéressé… ». L’arrivée d’un lead allume une lueur de convoitise dans l’œil de tout commercial qui se respecte. Le dirigeant avisé considère le nombre de leads entrants comme l’un des trois ou quatre indicateurs de performance de son activité. Un lead ne suffit pas à faire vivre une entreprise, mais l’entreprise ne vit pas sans lead. Le lead, c’est la promesse de lendemains qui chantent.
La détection de projets ne date pas d’hier. Il existe d’innombrables techniques, dont la plupart ont évolué avec le temps, et certaines sont apparues plus récemment. L’usage de l’une ou l’autre dépend de plusieurs paramètres, comme la typologie de la cible, la qualification souhaitée ou la durée du cycle de vente. Mais nous avons constaté que nos clients choisissent généralement une technique en fonction de l’état d’esprit dans lequel ils se situent. Cet état dépend lui-même de leur personnalité et de plusieurs facteurs comme le contexte et les enjeux auxquels leur entreprise est confrontée. On peut ainsi établir quatre catégorie : la curiosité, l’opportunisme, le volontarisme et la patience.
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