Malgré une économie “incertaine”, le niveau des recrutements reste élevé.
Bonne nouvelle, certes, mais à condition de trouver les candidats !
Constatation N° 1 :
Un coup d’Å“il suffit pour constater que les offres d’emploi se ressemblent pour beaucoup et que, dans une écrasante majorité elles ciblent les mêmes candidats.
Or, les Italiens Redi et Spallazani d’abord, puis Louis Pasteur ont démontré que la génération spontanée n’existe pas et, d’autre part, le clonage humain n’ayant pas encore été techniquement réalisé (hors de toute autre considération éthique), il devient très difficile pour les recruteurs de trouver des candidats semblables à satiété.
Constatation N° 2 :
Paradoxalement, beaucoup de réels potentiels restent sur la touche, ce qui représente un phénomène de “double peine” pour l’économie française : d’un côté des chômeurs frustrés et de l’autre des opportunités loupées pour les entreprises. Et tout ça coûte cher et se retrouve dans nos feuilles d’impôts !
Constatation N° 3 :
Selon une étude de l’APEC, 40 % des CV sont rejetés à la seule vue du prénom et du nom. Serait-ce faire du mauvais esprit que de subodorer que les Françoise Dupont ou les Pierre Martin font plutôt partie des 60% qui restent en lice ? Pas de critique, si leurs compétences le justifient (à moins qu’ils ne soient seniors et là c’est différent !!!), mais des compétences similaires peuvent aussi se prénommer Leila ou Boubacar, non ?Â
Alors ?
Même si on n’en connaît pas le nombre exact, toutes les études faites sur le sujet indiquent que lassés de se faire “jeter” pour des raisons qui laissent à penser que leurs capacités professionnelles ne sont pas mises en cause, mais que d’autres raisons peuvent prédominer, beaucoup de candidats s’auto censurent.
Entendons-nous bien, je ne suis pas en train de dire que les sociétés sont “racistes” ou, à tout le moins “discriminantes”, mais les faits sont têtus. Et puis, il y a aussi un grand donneur de leçons qui ferait mieux de se pencher sur ses propres procédures et règles “officiellement” discriminantes (appelez-moi et je vous dirai de qui il s’agit …).
Oui, mais des lois existent, me direz-vous et il peut coûter très cher d’être “épinglé” par la Halde ou condamné par un juge. Exact. Sauf que dans mes séminaires de recrutement, je fais faire par mes stagiaires (souvent des responsables RH) un quiz sur la discrimination à l’embauche et que les résultats sont parfois “surprenants”. Pas volontairement, mais plus par méconnaissance des textes. Presque plus grave !
Les solutions :
Se concentrer sur les compétences, uniquement sur les compétences, toujours les compétences, encore les compétences. Elles n’ont pas d’âge, de couleur, d’origine, de sexe. Mais elles sont les seules nécessités d’une entreprise et ce qui en fait sa force.
Rappelez-vous 98 : l’équipe Black-Blanc-Beur ! Comme elle nous a fait plaisir, comme elle nous a fait rêver !
Bon d’accord, en foot ça ne marche pas toujours, mais j’ai parlé de compétences …

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RIBEAUCOUP, le 24 juin 2008
Article très bien fait, relatant des faits malheureusement trop réels, et avec humour, (on le lit facilement).
Personnellement, 59ans, en rapport avec des
associations chômeurs de +55ans, ingénieurs, spécialistes,
“mis au rebus” que les exemples de discrimination sont “légion” en Françe, avec la surprise de voir des ingénieurs de +55ans avoir 4 propositions en Allemagne et
végéter 2 ans en Françe sans rien trouver !
Il serait intéressant de préciser, en dehors du gachis financier (cotisations, etc) le drame humain, le cadre de 55ans étant en fait souvent une charnière entre des parents malades et des enfants qui terminent des études supérieures. Je connais des cadres obligés de vendre leur maison pour payer les études des enfants.
On peut dire que certains recruteurs ont besoin
de stages, formations, afin de développer une capacité de
comprendre l’Entreprise.