Un de mes clients me demandait, il y a quelques jours :
« Robert, tu interviens dans beaucoup de sociétés très différentes, en tailles, en secteurs d’activités, en organisations qu’est ce qui fait qu’une société soit meilleure qu’une autre ? »
La question de la mort qui tue !
En fait, il faut déjà définir la notion de « meilleure »
Ce qui est en fait très ….simple !
Dans une société, il y a 3 rois et le seul réel critère d’analyse est le niveau de satisfaction de ces 3 rois et la simultanéité de cette satisfaction.
Quels sont ces 3 rois ?
1. L’actionnaire : que la société soit au CAC ou petite PME, la satisfaction de l’actionnaire est essentielle ; si il n’y a pas de résultats, le pronostic vital est fortement questionnable.
2. Le personnel : si les personnes travaillant dans la société ne s’y sentent pas bien (intérêt du travail, considération, salaire correct, etc.), elles ne resteront pas ou ne s’impliqueront pas et là aussi, le danger est grand.
3. Le client : évidemment si les clients ne sont pas satisfaits, ils vont acheter ailleurs avec les funestes conséquences que l’on imagine aisément.
Il faut donc arriver à satisfaire ces 3 rois.
Deux questions se posent alors :
Quels sont les leviers pour arriver à cette satisfaction ?
Comment mesurer cette satisfaction ?
Le premier levier est …. Le Dirigeant.
La personnalité du Dirigeant est déterminante.
Dans une entreprise, le premier communiquant – en interne comme en externe – et le premier vendeur est le Dirigeant.
On lui demande beaucoup au Dirigeant, du savoir être, du savoir faire, du savoir faire faire, d’être un entraîneur, un dynamiseur, un visionnaire, un gestionnaire, etc.
Beaucoup de travail, de relationnel, de résistance au stress et une qualité primordiale : avoir du charisme.
Et là , soit on en a, soit on en a pas. La nature est injuste, mais c’est ainsi.
Beaucoup de publications existent sur le sujet. Certes, on peut toujours s’améliorer, un peu, apprendre quelques trucs, mais le sergent Garcia ne sera jamais Zorro, malgré tous ses efforts.
C’est perdu, alors, pour les non charismatiques ? Non, heureusement, mais il leur faut alors travailler d’autant plus sur les autres leviers.
Le deuxième de ces leviers est d’avoir un projet d’entreprise.
Un vrai projet, pas juste d’améliorer les résultats ou de gagner des parts de marché.
Un projet fédérateur, dans lequel l’ensemble du personnel va s’impliquer.
Un projet bon pour les 3 rois et dont l’atteinte soit gratifiant pour tous ; et pas seulement en terme de revenus, d’ailleurs. Un projet qui joue sur la cohésion des équipes, axé sur le recentrage des actions en direction de l’extérieur de la société (marché, clients) qui développe le sentiment d’appartenance à un groupe.
Et aussi qui responsabilise sur les valeurs, l’importance du résultat, la volonté de réussir, l’évolution et le développement (forcément durable, sinon ce n’est pas un vrai développement, d’ailleurs).
Ca a l’air compliqué au premier abord. En fait, bien souvent, les meilleurs projets d’entreprise sont simples, logiques et cohérents. Pas besoin de sophistication ni de complexité ni de budget exorbitant.
Il est intéressant de remarquer que bien souvent pour définir un tel projet, les sociétés font appel à un intervenant extérieur.
Non pas qu’ils soient plus doués ou plus intelligents, mais parce que leur « Å“il extérieur » (re)met souvent en exergue des qualités que l’entreprise ne considère plus comme telles mais comme de simples éléments de la normalité.
Et c’est souvent à partir de la révélation de ces plus que le projet se construit.
Quant aux autres critères …… à suivre dans un prochain billet ……
