La plupart des repreneurs deviennent rapidement aveugles dans leur démarche, soit parce qu’ils ont un champ d’investigation trop large ( « je recherche une affaire rentable qui ne demande pas de compétence technique particulière, peu importe le secteur »), soit, au contraire, parce qu’ils ambitionnent de trouver la perle rare sur une micro niche , de surcroît près de chez eux.
Ce manque de clairvoyance fait perdre un temps précieux et qui coûte cher.
Afin d’éviter cet écueil, la « bonne conduite » est la suivante :
1- Je m’interroge sur ce que je sais faire (en termes de fonctions mais surtout de compétences métiers) et à l’ intérieur de ce premier cercle , je m’intéresse à ce que j’aime faire (car on ne peut pas être propriétaire et diriger avec succès une entreprise sans vibrer pour ses produits) ; cette première démarche introspective est fondamentale, elle doit vous ouvrir les yeux sur tout ce que vous êtes capables de faire, non seulement au travers de vos activités professionnelles passées , mais également de vos centres d’intérêt, vos hobbies, de vos passions , des envies de vos proches…
2- Je définis ensuite un univers d’activités possibles, dont la définition puisse être comprise par tous ceux qui vont pouvoir m’aider dans mes investigations.
3- Je reste très large au niveau des possibilités géographiques (un repreneur qui ne veut pas bouger fait mauvaise impression d’emblée, car un patron de PME est quelqu’un en mouvement).
4- Je regarde attentivement toutes les opportunités offertes dans l’univers retenu, sans tenir compte dans un premier temps des critères financiers.
5- J’essaie de comprendre le métier de chacune de ces opportunités et je me pose la question suivante : est-ce que je peux apporter quelle que chose de plus à cette entreprise qui a fonctionné jusqu’à présent sans moi ( une valeur ajoutée personnelle).
6- Si la réponse est « oui », votre argumentaire tient la route et vous pouvez aller de l’avant.
7- Si , au bout d’un certain temps, vous ne trouvez décidément rien qui vous plaise, c’est soit que vous n’êtes pas fait pour reprendre une PME (et que vous définissez inconsciemment des critères tels que vous ne pourrez jamais aboutir), soit que vos critères ne correspondent à aucun marché, auquel cas il faut élargir ou renoncer.
Conclusion : il y a certainement beaucoup d’affaires auxquelles vous n’aviez pas pensé et qui n’attendent, à condition que vous ayez l’humilité de bien vouloir les regarder d’un autre oeil.

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