Les réseaux sociaux professionnels virtuels agissent à la fois comme des outils de valorisation personnelle et des facilitateurs de contacts …mais comment ça marche un réseau social ?
Au début, car il y a un début, on s’inscrit sur un site spécialisé : Viadeo (www.viadeo.fr) ou 6nergies (www.6nergies.net) pour les réseaux francophones, Linkedin (www.linkedin.com), ou Xing (http://www.xing.com) pour les réseaux internationaux, pour ne citer que les plus pertinents, vus de France bien entendu. Jusque là , les choses sont bien faites puisque dans la majorité des cas, l’inscription est gratuite. Elle pourra le rester mais on fera beaucoup pour vous inviter à bénéficier de l’ensemble des services moyennant une contribution qui pourra aller de 80 à 200€ par an. Pas de précipitations, prenez le temps de vous immerger et de comprendre comment tout cela fonctionne.
Maintenant vient le moment de se présenter. Et oui, comme dans n’importe quelle nouvelle « famille », il est d’usage de dire bonjour et de dire qui l’on est.. Vous allez donc créer votre profil (ou présentation) à partir d’une première série d’informations personnelles que vous allez décider de rendre public. Si vous ne « dites » rien de vous, ou tout, sauf ce que vous êtes réellement, alors autant ne pas y aller, ça ne marchera pas.
Dans l’ordre des choses, il va de soi que votre démarche doit s’accompagner en amont d’une première réflexion sur vos objectifs : je cherche un job, de futurs clients, des partenaires, des prestataires, d’anciens camarades de classe, des amis perdus de vue, je veux développer mon entreprise, promouvoir un évènement ou encore, je veux acquérir plus de visibilité personnelle sur le net, me former à l’usage de nouveaux outils d’échanges ou tout simplement partager mes passions ou centres d‘intérêts.
Très vite vous allez être amené à devoir séparer ce qui relève de votre vie personnelle de ce qui concerne votre vie professionnelle, à choisir ce que vous souhaiterez rendre public de ce qui devra conserver un caractère privé et tout cela, avec les mots et la manière pour le dire, les limites de ces différents espaces se chevauchant parfois.
Cet exercice quoiqu’on en pense, présente en soi un intérêt majeur, celui de vous obliger à faire le point sur vous même, votre parcours, vos projets et surtout, surtout…vous obliger à apprendre à mieux « parler » de vous, car tout se joue là et si vous voulez qu’on s’intéresse à vous, il va falloir apprendre à communiquer autrement, inventer de nouvelles manières de vous « raconte » en évitant (c’est mon point de vue) de trop vous encombrer des usages, jargons, syntaxes et modes d’expression utilisés habituellement. Donner envie que l’on vous découvre, sans en dire trop, vous exprimer par petites touches, exprimer ce qui fait votre authenticité, votre différence, votre richesse personnelle, séduire sans n’être néanmoins qu’un séducteur, être transparent tout en étant coloré… sacré programme.
Le deuxième principe fondamental à intégrer, c’est la dimension de contribution personnelle qui va précéder et accompagner les futurs échanges. Car il faut accepter de « donner » aux autres, peut être de donner beaucoup tout en acceptant de recevoir peu et même d’accepter longtemps de ne rien attendre en retour. Et ça, c’est encore mieux comme attitude car de ne s’attendre à rien permet de conserver une certaine distance et vous serez d’autant plus heureux de constater qu’au final, à moins d’avoir la consistance corticale d’une enclume, des personnes s’intéresseront réellement à vous.
A partir de là vous allez commencer à bâtir votre réseau en déclinant un principe vieux comme le monde, celui du bouche à oreille et de la recommandation. Certains rechercherons le volume, d’autres une « pertinence» relationnelle, une connectivité ciblée ou une capacité de connexion efficace, d’autres encore vous expliqueront qu’un « bon réseau » doit être limité par sa taille, sans quoi il perdrait de son sens. Mais quelque soient les choix que vous ferez, ce qui compte, c’est de s’intéresser aux autres, sincèrement, et puisqu’au départ on est par définition en phase d’apprentissage et de découverte, pourquoi se fermer des portes ou limiter ses « rencontres ». Le temps viendra bien assez tôt de faire des choix, trier, prioriser et pourquoi pas aller ensuite sur le terrain pour « serrer les pinces ».
Il reste que l’utilité que vous « percevrez » des RSP dépendra grandement de ce que vous y mettrez et de la manière dont vous y existerez. Il faut garder à l’esprit que ces Réseaux Sociaux Professionnels ne sont que des outils, certes construits autour de bases de données ultra-puissantes, disposant de fonctionnalités dynamiques mais ce ne sont que des moyens pour agir et rien d’autre. Qui plus est, leur pérennité dépendra aussi de leur capacité à évoluer et à proposer toujours davantage de services plus interactifs, plus performants et innovants sous peine de se voir condamner à disparaître. On se situe donc dans un espace en devenir, aux contours élastiques.
En réalité, les RSP ne vous suffiront pas très longtemps et il vous faudra découvrir d’autres outils, complémentaires, qu’ils s’agissent des blogs professionnels, des wikis, des widgets, du micro-blogging et autres objets aux noms bizarres venus de la Webosphère.
C’est l’ensemble de ces outils, qui, croisés et assemblés, pour le coup, vont devenir pour vous, si vous acceptez de prendre le temps de les découvrir et de les utiliser, d’une efficacité redoutable.
Je ne peux ici encore que vous inviter à vous lancer avec humilité et patience, à agir avec un esprit de curiosité mais aussi à expérimenter activement ces nouveaux espaces qui, je n’ai aucun doute la-dessus, vous apporteront beaucoup, car au final, le monde est petit et comme l’a dit un jour Paul Eluard “il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous”.

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