Une fois le profil de poste ok ainsi que les budgets associés, il reste maintenant à faire passer la nouvelle à l’extérieur. Rien de plus simple sauf que le nombre de lignes est limité dans les journaux sous peine d’explosion des coûts mais heureusement Internet est là !
Véritable aubaine qui maintenant vient presque à monopoliser la publication des annonces, il se trouve que la facilité apportée appauvrisse le message à donner. En effet, avant, de par le coût des annonces papiers, il fallait réfléchir pour résumer l’offre à un minima qui devait quand même rester attractive et compréhensible.
L’ère Internet balaye tout cela d’un revers de main. Les offres deviennent de plus en plus longues, vraiment bavardes pour certaines, sans pour cela rajouter une valeur ajoutée.
Ces offres par simple copier-coller se retrouvent dans les sites d’emploi, les forums, dans les hubs des réseaux sociaux. Enfin bref partout où on peut les coller à moindre coût. C’est clair, le coût ridicule de l’opération avantage généreusement la couverture médiatique auprès de ceux qui sont connectés au web (donc exit une certaine couche de la population).
En contrepartie, elles noient véritablement les candidats potentiels sous un déluge d’opportunités qu’à la longue ils ne regarderont plus. Trop d’info tue l’info se plaisent à dire certains et il en est de même pour les annonces.
Comment voulez-vous trier le bon grain de l’ivraie dans cette déferlante qui ne relève pas du tsunami mais de la montée des eaux carrément ? A titre personnel, je ne me connecte plus aux sites d’emploi car j’y ai perdu non seulement mon latin mais aussi mes forces à essayer de répondre à tant d’offres pour des résultats nuls…
Il faut donc réagir en jouant la rareté, c’est-à -dire en ne diffusant que d’une façon limitée et donc forcément sélective. Une bonne annonce est une annonce rare et qui doit être modérément accessible. Il faut donc la planter là où elle aura le plus de chance d’attirer les meilleurs.
Pour cela, vous pouvez passer par des associations, des clubs ou cercles privés. Faites que votre annonce soit auréolée de crédibilité. Faites qu’elle soit une opportunité à saisir et non une demande pour un bouche-trou en mal d’une fiche de paie.
Si vous êtes dans l’urgence, on sait déjà que vous êtes mal parti alors allez dans les sites d’emploi pour limiter la casse. Mais pour ceux qui ont le temps et la patience, il faut tendre les lignes et attendre que les poissons viennent faire leurs emplettes.
La cooptation est l’une des techniques que j’appellerai « furtive » et que j’affectionne pour l’avoir déjà hardiment pratiqué dans ma carrière d’entrepreneur.
Règle n° 23 : La meilleure prospection est celle qui n’arrête jamais.
En tout état de cause cela n ‘empêche nullement de travailler son annonce. Ne pas trop en dire tout en ayant réponse à tout. L’art est difficile mais pas impossible, il faut l’adapter selon chaque filière de diffusion que vous allez utiliser. A la rigueur, un même prospect ne devrait pouvoir faire la relation entre chaque filière.
Cela nous amène à une nouvelle règle toute simple qui était toujours valable dans l’ancien temps des annonces papiers (coût de la parution) mais qui est encore plus d’actualité avec Internet (coût en temps).
Règle n° 24 : Un recrutement est un investissement, pas une dépense !
Laurent Dureau

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A N T, le 15 janvier 2008
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