La grève dans les transports de novembre dernier aura coûté cher à de nombreuses entreprises, notamment dans l’industrie, le commerce et l’hôtellerie.
La CGPME estime notamment que les magasins d’habillement auraient perdu 40 à 50% de chiffre d’affaires, le commerce en général 40%, l’hôtellerie et la restauration 30%. Selon l’organisation patronale, la perte de chiffre d’affaires serait donc importante pour beaucoup d’entreprises et les plus fragiles, en particulier les TPE, connaîtraient aujourd’hui des problèmes de trésorerie. Son président, Jean-François Roubaud, a réclamé un « paiement étalé » de leurs échéances sociales et fiscales.
Pour Christine Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, le coût du conflit contre la réforme des régimes spéciaux de retraite est évalué entre 300 et 400 millions d’euros par jour, soit entre 2,7 et 3,6 milliards pour les neuf jours du mouvement.
L’Insee a évoqué de son côté une « facture relativement faible », de l’ordre d’un demi-milliard pour l’ensemble de la grève, dont l’effet sur la croissance du 4ème trimestre 2007 serait de l’ordre de 0,1 point de PIB seulement.
Afin de soutenir la croissance, Nicolas Sarkozy a récemment annoncé des mesures visant à répondre à l’angoissante question du pouvoir d’achat. Selon un récent sondage Ifop pour l’hebdomadaire Dimanche Ouest France, près de 6 français sur 10 estiment que leur pouvoir d’achat a diminué au cours de la dernière année.
En tant que chef d’entreprise, doit-on croire aux mesures qui ont été prises pour améliorer le pouvoir d’achat ?
Ne serait-il pas préférable de baisser les frais de fonctionnement de l’entreprise France, c’est-à -dire faire des économies au niveau du pays, ce qui permettrait de réduire les charges qui pèsent sur l’emploi salarié et redonner ainsi du pouvoir d’achat aux Français ?
Le 12 décembre dernier, le Président de la République a présenté, lors du premier Conseil de modernisation des politiques publiques, un train de 97 mesures visant à réduire le poids des dépenses publiques, l’objectif du gouvernement étant de ramener les comptes à l’équilibre en … 2012.
Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, la croissance attendue ne sera pas au rendez-vous, le pouvoir d’achat non plus ! Et les grèves que nous avons connues trouveront alors une nouvelle légitimité …

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Levaletdombre, le 25 décembre 2007
Pour prévenir ce type de conflit il faut que l’intelligence sociale se développe. Les ressources humaines ont un rôle à jouer pour prevenir et désamorcer la crise.