1. Finalité de l’enquête.
Selon Gérard PELCENER, les observatoires sociaux sont particulièrement utilisés par les entreprises du secteur public (exemple : RATP, La Poste, France Télécom). Ce besoin est né d’une volonté de « recueillir et d’analyser toutes les informations nécessaires pour suivre le climat social et accompagner le changement » par le biais d’enquêtes d’opinion ou de sondages*.
L’enquête d’opinion ou le sondage est le premier outil à favoriser le développement d’une information ascendante qui permet d’écouter systématiquement et méthodiquement les collaborateurs d’une entreprise**.
S’il est certain que l’enquête d’opinion permet facilement de tester rapidement l’opinion des salariés sur n’importe quel problème, elle requiert de la rigueur et de la méthodologie. Par ailleurs, de plus en plus de chercheurs remettent en question l’utilité et l’usage que l’on fait des résultats et critiquent également les limites mêmes de cette approche pour comprendre le comportement social.
2. Les questions auxquelles l’étude doit répondre.
Les objectifs des enquêtes d’opinion sont généralement multiples. L’étude peut porter sur des questions d’image, de positionnement, sur les projets, sur l’organisation, sur les conditions de travail, sur les relations hiérarchiques et/ou sur la communication.
Pour ce faire, les questions portent notamment sur le climat social, le niveau de conflictualité, visent à évaluer l’image de marque du service public, à recenser et analyser les attentes et les motivations actuelles du personnel, à mesurer l’efficacité du programme d’information et de communication interne, à identifier la qualité des relations sociales et à sonder les personnels sur leur perception des réformes en cours.
Notons à nouveau que la multiplicité des sous-objectifs de cette enquête permet certes aux demandeurs d’avoir une vue d’ensemble sur le positionnement des salariés sur l’organisation, le fonctionnement, la communication et les relations sociales mais a aussi ses limites. Notamment par le fait que les questions posées peuvent davantage refléter la problématique du demandeur que celle des enquêtés. Ainsi, à titre d’illustration, la conflictualité reflète aussi bien la problématique du donneur d’ordre que celle des partenaires sociaux qui sont par ailleurs destinataires des résultats de l’étude.
Il ressort de ce qui précède, que les objectifs de ce type d’enquête correspondent à des éléments objectifs et subjectifs liés à l’entité, tels que la taille, le contexte, les enjeux, la culture, etc.
3. Le moment clé ou l’étude est réalisée.
Une enquête d’opinion peut être initiée préalablement au lancement d’un nouveau programme en vue d’analyser le degré d’intérêt, pendant son lancement pour mesurer le degré d’impact, ou bien au moment où le programme a atteint son seuil de maturité pour recenser les composantes du projet à modifier pour lui donner un nouvel essor.
4. Le donneur d’ordre et ses partenaires.
En règle générale, l’initiative d’une enquête relève d’une décision tri partite entre la direction générale, la direction des ressources humaines et le service de la communication.
L’outil devra recueillir l’accord des organisations syndicales et faire l’objet d’une annonce en Comité d’Entreprise.
*PERETTI J.-M. Ressources Humaines. Collection Gestion, Vuibert (9e édition), Paris, 2004-2005, pp. 551-552
**PERETTI J.-M. Ressources Humaines. Collection Gestion, Vuibert (9e édition), Paris, 2004-2005, pp. 543-546

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