Le blog de l'entrepreneur
Accueil | Flux RSS | S'abonner par email | Rechercher dans les archives du blog
Catégories
Auteurs
En savoir +
Archives
<< Retour

Réduction d’ISF pour les patrons de PME

Fiscalité

Réduction d’ISF pour les patrons de PMELes députés ont récemment adopté un amendement offrant aux chefs d’entreprise la possibilité de déduire de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) les sommes qu’ils investissent dans leur propre société.

La déduction porte sur 75% des sommes investies, dans la limite de 50.000 euros, sous réserve que le bénéficiaire possède au moins 25% de l’entreprise, directement ou par l’intermédiaire de ses proches. Les sommes transférées dans la PME de moins de 250 salariés doivent y rester pendant au moins 5 ans.

Cette mesure avait été déposée par le député Lionel Tardy (UMP), lui-même patron d’une entreprise de 18 salariés. « Moi, si je fais de la politique, c’est pour faire bouger concrètement les choses », avait déclaré l’élu. « Le jour où je paierai l’ISF, je préfère l’investir dans ma propre entreprise ».

Pour le Medef, il s’agit là d’un « dispositif stimulant pour les PME… contribuant à renforcer les fonds propres des PME et TPE ». La CGPME s’est « réjouie du signal fort qui vient d’être envoyé par le Parlement aux petites entreprises ».

Et pourtant, cette mesure a failli ne pas passer puisque le rapporteur général du budget, Gilles Carrez (UMP), avait déclaré, lors de la discussion sur le paquet fiscal de l’été dernier, que « l’on ne peut évidemment pas bénéficier d’une réduction d’ISF en investissant dans sa propre entreprise ».

Le gouvernement a tranché, se disant « sensible » à la proposition Tardy qui veut encourager « les entrepreneurs à investir dans leurs propres sociétés ». Mais Eric Woerth, ministre du budget, a aussitôt ajouté qu’ « on reconsidérera les choses si jamais le dispositif anti-abus apparaissait comme trop léger ».

Cette mesure va certes dans le bon sens.
Mais on est en droit de se poser la question que de savoir combien de chefs de petites entreprises sont redevables à l’ISF parmi les 518.000 ménages assujettis en France en 2007.

Cet amendement constitue une avancée indéniable en matière d’incitation à l’investissement dans les PME. Mais les moyens de financement de l’entreprise en phase de développement existent déjà.

Par contre, ne serait-il pas souhaitable, comme le suggère l’association de chefs d’entreprise CroissancePlus, d’orienter davantage l’argent collecté vers les phases d’amorçage de l’entreprise, par exemple grâce à la création de fonds communs de placement pour l’amorçage (FCPA) investis dans les PME (souscription au capital ou en augmentation) ?

N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires sur ce sujet ô combien sensible mais qui conditionne le développement des PME de notre pays.

Technorati , , , , , , , , , ,

 
 scoopeo:Réduction d’ISF pour les patrons de PME fuzz:Réduction d’ISF pour les patrons de PME tapemoi:Réduction d’ISF pour les patrons de PME nuouz:Réduction d’ISF pour les patrons de PME blogmemes:Réduction d’ISF pour les patrons de PME bookeet:Réduction d’ISF pour les patrons de PME pioche:Réduction d’ISF pour les patrons de PME digg:Réduction d’ISF pour les patrons de PME del.icio.us:Réduction d’ISF pour les patrons de PME spurl:Réduction d’ISF pour les patrons de PME wists:Réduction d’ISF pour les patrons de PME simpy:Réduction d’ISF pour les patrons de PME newsvine:Réduction d’ISF pour les patrons de PME blinklist:Réduction d’ISF pour les patrons de PME furl:Réduction d’ISF pour les patrons de PME reddit:Réduction d’ISF pour les patrons de PME fark:Réduction d’ISF pour les patrons de PME blogmarks:Réduction d’ISF pour les patrons de PME Y!:Réduction d’ISF pour les patrons de PME smarking:Réduction d’ISF pour les patrons de PME magnolia:Réduction d’ISF pour les patrons de PME segnalo:Réduction d’ISF pour les patrons de PME

3 réponses à “Réduction d’ISF pour les patrons de PME”

jean-michel creton, le 23 novembre 2007

je suis ancien cadre dirigeant salarié ayant repris une entreprise en grande difficulté qui a d’énormes besoins en trésorerie conséquence du BFR écartelé entre les fournisseurs demandant à être payés à la commande et les clients à 60jours le 10
étant soumis à l’ISF je trouve dans cette mesure l’opportunité de renforcer les fonds propres en ayant l’état comme partenaire pour partie
il faudrait également ajouter qu’en cas cession des parts pour le départ en retraite (entière)avant les 5 ans de détention des parts/actions il n’y ait pas restitution de la réduction fiscale.

salwa, le 22 mars 2008

Notre association a pour objectif de rapprocher en direct (sans passer par les banques) les redevables de l’impôt et les créateurs ou dirigeants qui recherchent des financements (et qu’ils ne trouvent pas !) et si on l’aidait ?

On sait déjà que l’offre de capitaux des particuliers, assujettis à l’ISF, désirant souscrire en direct dans les augmentations de capital des PME (au lieu de payer l’ISF) sera bien supérieure à la demande des PME

En effet investir en direct dans une PME est particulièrement attrayant pour les assujettis à ISF car cette opération leur offre le droit de déduire sur leur impôt ISF 75 % du montant de leur souscription dans une PME (la réduction est toutefois plafonnée à 50 000 euros)
Alors que la même réduction est de 50 % dans les fonds FIP, FCPR ou FCPI sur lesquels vient peser des frais de gestion de l’ordre de 4 % l’an, les particuliers ont vite compris l’intérêt d’investir en direct dans les PME.
Une association, Love Money pour l’emploi, www.love-money.org qui depuis 25 ans permet aux particuliers d’investir en direct dans les entreprises non cotées, a acquis dans ce domaine un savoir qui permet à tous les investisseurs de 1000 à 50 000 euros, et plus, d’investir dans des PME qu’elles leur présente. Cette association veut avoir une orientation solidaire et donner une chance même aux plus démunis

Pour toute PME proposant une souscription, l’association impose toutefois la réalisation d’un document basé sur la rédaction d’un « prospectus » tel que ceux imposés par l’AMF pour les sociétés s’introduisant en bourse.
Ce prospectus remis à chaque souscripteur et dont la diffusion est limitée à moins de 100 personnes permet aux candidats souscripteurs de fonder leur jugement sur le patrimoine, la situation financière, les résultats, de l’entreprise leur permettant ainsi d’accepter ou non le risque de l’investissement.

Pour autant, une fois l’augmentation de capital réalisée, l’exigence de transparence demeure et est au moins aussi importante qu’au stade de la collecte du capital. Il est donc nécessaire que les investisseurs soient régulièrement informés des évolutions de l’entreprise.
Car la qualité et de la régularité de l’information financière dépendra la confiance des actionnaires et leur prédisposition à participer aux futures augmentations de capital.

Ayant constaté que pour les projets aidés par l’association, existait un défaut de communication, entre les actionnaires et l’entreprise, susceptible d’entraîner des échecs, l’association love money impose dorénavant aux porteurs de projets la signature d’un contrat de suivi.
Ce contrat a pour but de comparer les objectifs annoncés par les dirigeants des entreprises avec leurs réalisations et à pour but d’éviter certaines erreurs de gestion qui seraient de nature à compromettre leur exploitation. Cela préserve les intérêts des actionnaires autant que ceux de la société.

Voici les principales dispositions de la convention de prévention
Outre les informations devant être conformément à la loi ou aux statuts communiqués à tous les actionnaires, le dirigeant s’engage à mettre à la disposition du superviseur :
- le détail des produits et charges d’exploitation, - un état de la trésorerie, - un état du carnet de commandes - les faits marquants du mois écoulé (recrutements, investissements, partenariats…. - Ainsi que les documents juridiques, fiscaux et administratifs, gestion du service titres….
Cette convention permet notamment de rapprocher et de comparer les objectifs définis dans le prospectus de souscription et les performances réalisées par la société : activités commerciales, marges.
L’association ne perd pas de vue que les souscripteurs n’ont pas vocation, suite à leur investissement ISF, à rester actionnaire au-delà de cinq ans. Ce délai peut, certes, être prorogé mais l’expérience des fondateurs de l’association (voir www.bourse-introduction.com ) permet de préparer les entreprises sélectionnées à viser soit l’introduction en bourse chez EURONEXT, au Marché Libre, ALTERNEX ou à défaut sur le marché de gré à gré organisé sur le site de « bourse introduction.» A défaut de l’une de ces solutions la revente de l’entreprise à un groupe industriel restera en dernier ressort l’ultime possibilité.

Richard HANLET, le 8 avril 2008

La seule solution saine, c’est la suppression de cet impôt à la con !
Pour annuler mon ISF, je vais investir cette année -à un âge canonique!- dans des PME dont j’ignore tout, et qui se casseront peut-être la gueule…
Mais je préfère encore ça que de filer un euro pour nourrir les socialo-fonctionnaires français, dont j’espère bien qu’ils mendieront à l’âge de la retraite !

Laisser un commentaire



© NetPME 2001 - 2008 Accueil | Qui sommes nous ? | Espace presse | Publicité | Partenaires | Informations légales | Confidentialité |