La formation continue des salariés est une perte de temps, d’argent et d’énergie. Les collaborateurs sont embauchés pour leurs propres compétences, non pas pour celles que l’entreprise doit leur offrir. Pire, parfois, l’entreprise les forme et ensuite ils s’en vont… » Morceaux choisis d’une discussion avec le patron d’une TPE, lui-même ayant été formé dans l’une des plus prestigieuses écoles de commerce de notre pays. Ses affirmations ne devaient donc pas être dénuées de fondement.
Menons l’enquête et posons-nous les questions de ce brillant chef d’entreprise. A qui profite la formation continue des collaborateurs ?
Réponse évidente de prime abord : la formation continue profite avant tout aux centres de formation – chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros en 2006.
Deuxième bénéficiaire : le salarié – grâce à l’élargissement de ses compétences, ses responsabilités augmentent et la monétisation auprès de son employeur actuel ou futur va de pair.
L’employeur serait-il le troisième bénéficiaire ou le grand perdant de cette industrie en plein essor ? Laissons la parole à l’un d’entre eux : « Je libère mon salarié pendant trois jours pour qu’il aille se perfectionner dans la méthodologie de conduite de projet. Coût de l’opération 2000 euros - trajet et hébergement compris – et 3 jours d’absence rémunérés.
Cependant, côté financement, grâce à un dossier bien monté, cette formation peut être facilement prise en charge dans sa quasi-totalité par mon organisme collecteur - OPCA -.
De plus, à la fin de son stage, le salarié a acquis de nouvelles compétences et peut servir de « centre de compétences » interne et faire progresser l’ensemble de mes collaborateurs. » Dans un autre temps, on aurait parlé de gains de productivité.
En outre, dans un monde parfait mais sans verser dans l’utopie, le collaborateur a été valorisé par son employeur qui a fait attention à lui en l’envoyant se former. Le salarié comprend qu’il peut acquérir de nouvelles compétences et progresser au sein de son entreprise. A ce sujet, les dernières observations du secteur montrent qu’il existe une corrélation forte entre les efforts de formation d’une entreprise et son climat social. Combien coûtent le manque de zèle et la démotivation des collaborateurs ? Dans ce cas présent, nous pourrions également parler de gains de productivité.
Toutefois, des freins objectifs existent à la pénétration de la formation professionnelle dans les TPE. En effet, le taux de pénétration – ratio des salariés ayant suivi une formation - de la formation continue dans les TPE est 4 fois inférieur à celui des entreprises de plus de 500 salariés. Le sous-effectif et la sous-capitalisation chroniques de nos TPE sont les deux principales raisons de ce manque d’effort vers la formation. Pourtant la formation professionnelle, en apportant des gains de productivité, n’est-elle pas une des réponses adéquates à ces deux états de fait ? Ne pouvons-nous pas lutter contre la perte de productivité grâce à la formation continue ? A l’heure où les TPE doivent être compétentes dans de multiples domaines – commercial, marketing, management, administration -, il n’est pas anodin de constater que ces compétences ne s’inventent pas, question de survie.Â
Autre raison d’utiliser la formation continue, plus pragmatique celle-là : le Droit Individuel à la Formation – DIF – qui a fait son apparition en 2004. Ce droit donne un quota de 20 heures de formation à tous salariés qui le demande à son patron, la hiérarchie ne pouvant refuser indéfiniment ce droit à son salarié. Ce quota d’heures se cumule jusqu’à 3 ans et ne peut pas être provisionné dans les comptes de l’entreprise. Ce dispositif sera l’objet de notre prochain billet.

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Roselyne DELASSUS, le 28 octobre 2007
Bonjour,
Je trouve votre position stupide; n’avez vous pas eu recours à cette pratique Monsieur RAISSON, vous connaissiez peut-être tout sur votre métier avant de commencer à travailler?
Je suis en retraite et tout au long de ma carrière proffessionnelle j’ai eu la chance de suivre des formations afin de me perfectionner, être plus performante et surtout me maintenir sur le marché du travail.
Même avec le meilleur bagage il faut suivre l’évolution constante des toutes les techniques dans quelque domaine que ce soit.
De plus, comme le souligne votre interlocuteur, ces formations sont pratiquement remboursées intégralement puisque les employeurs sont tenus de cotiser pour la formation.
Mais il est évident qu’il ne faut pas tout attendre d’une formation, il y a aussi un important travail personnel et l’on doit rester en éveil et emmagasiner une somme d’informations importantes pour pouvoir répondre à multiples demandes. Il faut une grande curiosité et suivre toutes les pistes pour parfaire sa progression professionnelle et aussi personnel.
Cordialement Roselyn