Le changement est à l’ordre du jour à chaque campagne électorale mais aussi dans les PME et TPE, qui souvent auront intérêt à de ne pas attendre 5 ans pour l’opérer.
Mais, il y a changement et changement.
Changer un matériel technique, modifier une campagne publicitaire, démarcher de nouveaux clients, réaliser des actions qui restent dans le cadre des actions déjà réalisées dans le passé en somme, c’est un changement de niveau 1, comme le dit le grand psychologue Paul Watzlawick.
C’est continuer de faire la même chose différemment.Â
Et puis il y a le changement de niveau 2 : celui qu’exige par exemple de modifier l’organisation du travail, de se former à de nouvelles méthodes, de lancer un nouveau produit : ce changement touche le système organisationnel et donc le chef d’entreprise lui-même.
Les problèmes radicalement nouveaux que le marché nous posent assez fréquemment appellent ce type de changement.
Or le changement 2 est inquiétant et difficile à réaliser.
La plupart des individus vont donc chercher à ramener le problème nouveau à de l’ancien.
Ils cherchent des solutions archaïques à des problèmes nouveaux.
Les collaborateurs de ce type de chef d’entreprise auront donc souvent à la bouche cette expression fataliste : avec lui, plus ça change…. plus c’est la même chose !
D’autres prennent le taureau par les cornes et, du coup, risquent d’en faire trop : les personnels se sentent bousculés, peu consultés et renâclent.
Les plus raisonnables des chefs d’entreprise enfin savent qu’avec ce type de changement, il faut prendre une direction claire, chercher les appuis nécessaires, s’engager fermement mais aussi donner du temps au temps.
On peut commander aux hommes mais pas au système.

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