Recrutement : Préambule à l’humain (3)

Recrutement de l'humain en entreprisePour faire suite à la première règle d’un recrutement réussi : Repérer les candidats à l’esprit « gagnant », il est important de ne pas faire l’amalgame entre « gagnant » et « ambitieux ». L’un affichera une certaine modestie alors que l’autre sera prêt à vendre sa mère pour atteindre son objectif.

L’ambition est saine à la seule condition qu’elle n’écrase pas les autres. Chacun normalement caresse une ambition. Elle peut être monétaire mais aussi sociale et affective. Voici pourquoi, le recruteur doit dans un second temps s’attarder sur les motivations réelles du candidat.

L’expérience démontre que les personnes qui poursuivent un but précis dans leur vie seront plus résistantes au stress, aux difficultés du métier et de ses innombrables défis quotidiens. Elles savent pourquoi elles font ce job ce qui entraîne un état d’esprit positif, une attitude volontariste et une persistance dans l’action.

La règle seconde d’un bon recrutement : Le candidat possède-t-il un objectif personnel fort ?

En effet, un bon candidat est un candidat qui désire aligner parfaitement son métier avec ses objectifs personnels. Son succès professionnel sera le reflet de sa volonté d’être ce qu’il veut être. Si cette condition est remplie alors il saura se donner à fond, atteindre les meilleurs résultats et ne nécessitera pas qu’on le motive régulièrement.

Souvent considérée comme innée ou acquise, l’attitude gagnante est comme un muscle. Certains ont de réelles prédispositions mais tout être humain possède des muscles et tous ne désirent pas devenir des « bodybuilders ».

C’est dans l’action que le muscle découvre sa puissance. Cette dernière s’agrandira au même rythme que la confiance en soi. C’est pourquoi une attention particulière doit être donnée aux chercheurs d’emploi inscrits depuis trop longtemps dans l’inactivité professionnelle. Certains auront des crampes ou des courbatures dans les premiers temps et si vous savez les coacher suffisamment, alors ils deviendront de fidèles collaborateurs.

Si idéalement le poste que vous proposer sied à merveille aux objectifs personnels du candidat alors un grand pas est fait mais d’autres pas restent à faire. Outre les qualifications requises, le troisième élément essentiel reste « la vie privée » du candidat.

Sujet tabou par les temps qui courent, l’équilibre d’un individu au travail reste directement corrélé à l’équilibre de sa vie privée. Cette dernière constitue naturellement et très souvent « la racine de sa productivité ». Evaluer la capacité de l’individu à séparer ses soucis privés de sa productivité professionnelle est loin d’être évidente.

Pourtant nous le savons tous que cela est indissociable : les soucis personnels influencent le travail qui lui-même influence l’atmosphère « familial ». Evaluer la capacité de l’individu à établir un cloisonnement entre sa sphère privée et professionnelle est un exercice de haut vol, délicat sur les bords et invisible sur le CV.

Alors troisième règle d’un bon recrutement : Ressentir la capacité du candidat à différencier et à gérer sa vie « privée » de sa vie professionnelle.

Pour clore ce préambule à l’humain, je vous recommande un livre de Denis Waitley « Attitude d’un gagnant » qui fut pour moi (et il le reste toujours) une véritable révélation qui boosta ma vie dans tous les sens du terme.

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2 commentaires

  1. Je souscris totalement à ce que vous exposez. Je ne suis pas dans le domaine du recrutement, je suis dans le conseil en management et organisation des services administratifs. Pour aller encore plus loin dans votre sens, je dirai qu’une entreprise qui souhaite « recruter » un conseil extérieur devrait avoir la même démarche que celle que vous exposez pour l’embauche de son personnel. Le facteur « vie privée » serait remplacé par le facteur « situations similaires chez d’autres clients ». Quelle que soit la tâche pour laquelle une personne est sélectionnée, ce qui compte avant tout c’est QUI elle est, avant ce qu’elle sait faire. A ce titre, je vous recommande chaudement la lecture du livre de Jim Collins « De la performance à l’excellence » (éditions Village Mondial) : il y parle des entreprises, mais ce qui y est dit peut parfaitement s’appliquer à chacun, individuellement.
    Marie-Laure Navelot

  2. Bonjour Marie-Laure,

    Je vous remercie pour l’info. Je vais y regarder de près de quoi il en retourne.

    Laurent

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