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La TVA sociale, une réponse aux déficits permanents de la Sécurité Sociale

Fiscalité

Tva socialeLa TVA Sociale ou Cotisation Sociale sur la Consommation peut être un puissant moyen de sauver la Sécurité Sociale et de  développer la qualité des services de santé sans pénaliser la compétitivité de la France ou comment humaniser l’économie de marché mondial ouvert en conciliant les intérêts et la survie de la nation, des producteurs, des consommateurs, et des entreprises ?

Qu’il soit possible, par l’extraction du prix de revient des produits et services d’une collectivité nationale, d’agir sur sa compétitivité peut apparaître comme une opération magique qui cache une entourloupette, et la disqualifie. Pourtant, c’est déjà ce qu’a fait en 1954 puis 1966 la TVA fiscale inventée en France par M. Lauré et qui remplace les anciennes impositions sur le chiffre d’affaire. En effet,  cette TVA ne s’applique qu’aux produits offerts sur le marché national, qu’ils soient ou non produits en interne, et par contre exonère les exportations. Ainsi, elle préserve la compétitivité d’une nation par rapport à ses concurrents.

Or nous pouvons faire la même bonne opération pour le coût croissant de la protection sociale et du risque santé qui est le facteur principal de déséquilibre entre concurrents aujourd’hui, dans une économie mondialement ouverte tendant à supprimer toute barrière douanière entre marchés pourtant soumis à des conditions de production très inégales. Ceux ci se trouvent ainsi, contrairement aux règles affichées de l’orthodoxie libérale, et aux prescriptions même de l’OMC, soumis à une concurrence faussée (il n’y a pas de SMIC ni autres règles sociales internationales ..)

L’opération proposée consiste - dans sa version non édulcorée et économiquement la plus efficace… (de préférence à la CVA cotisation sociale assise sur la valeur ajoutée, ou hausse de la TVA fiscale etc…) à transférer l’ensemble des cotisations sociales (patronales et salariales) couvrant les différents risques sociaux (maladie, retraite, chômage…) des salaires vers une “TVA sociale” (ou CSCO selon l’appellation du rapport du CJD*) qui fonctionne selon les principes de la TVA : assiette élargie à la valeur ajoutée, exonération à l’exportation, application aux biens importés versée, non  au budget de l’Etat mais, par Urssaf interposée, aux caisses existantes à gestion paritaire.

Les conséquences positives sont nombreuses et importantes :

Les prix à l’exportation sont réduits,
Les prix des produits importés sont majorés,
Les prix intérieurs sont inchangés, toutes choses égales par ailleurs (selon l’identité : 80 + 20 + 20 = 100 + 20).

De cette façon, on rétablit une concurrence plus loyale sur le marché intérieur, les produits importés contribuent à la protection sociale nationale. On supprime l’absurdité d’une sorte de “droit de douane à rebours” qui, dans le système actuel des charges assises sur les salaires, pénalise les produits nationaux.

Cette situation était supportable dans une économie relativement fermée et protégée qui ne connaissait pas encore les licenciements massifs, nés de la concurrence des machines, ni les délocalisations, nées de niveaux de développement très inégaux. Aujourd’hui, ces dernières peuvent être ou intra-européennes, ou mondiales, suivant les branches et les conditions du moment : la menace est partout.

Enfin sur le plan du financement de la protection sociale, l’économie de la santé peut se développer, sans alourdir les prix de revient des produits.

Formulée en termes économiques : la mesure permet d’améliorer la compétitivité sans réduire la demande générale, qui nourrit la croissance et l’emploi.

* Centre des Jeunes Dirigeants, Rapport “Penser une autre fiscalité”
** Voir le site
http://www.tva-sociale.org et le blog de même nom

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5 réponses à “La TVA sociale, une réponse aux déficits permanents de la Sécurité Sociale”

pierre chameroy, le 20 février 2007

Quelques jours avant de quitter Bercy Nicolas Sarkozy a dit qu’il falalit adopter la TVA sociale. Il semble avoir oublié cette suggestion ou même vouloir ne plus en parler : quel peut bien être la raison de ce choix au moment où l’Allemagne vient d’augmenter sa TVA de 4 points justement dans ce but ?

Mévellec, le 20 février 2007

Oui, il l’a évoquée aussi dans un discours électoral à Montpellier (?)…il y a manifestement des contre feux allumés ! il faut insister, peut être par son conseiller Henri Guaino ?
ce qui est avéré c’est le rejet, stupide à mon sens, de cette mesure par certains libéraux comme Madelin
Mais il est aussi important de montrer la supériorité d’une vraie et pleine “TVA sociale” par rapport à une simple auugmentation de la TVA fiscale (même compensée par une baisse de charges): l’impact économique, psychologique et politique n’est pas du même ordre

Albert Mévellec, le 20 février 2007

suite…
Extrait d’une interview de Nicolas Sarkozy :
Question : Que pensez vous de la T V A sociale ?

“C’est une question délicate. Il est évident que la fiscalité sur le travail est trop élevée et que , si nous ne changeons pas nos méthodes et nos outils, nos résultats ne changeront pas.
Basculer une partie de la fiscalité sur la consommation est
donc une expérience tentante.
Pour autant, les effets d’une telle mesure sur le pouvoir
d’achat sont incertains et je me méfie de la théorie des
vases communicants. Le principal problème fiscal de notre
pays, c’est l’excès de prélèvements obligatoires en raison
de l’excès de dépenses publiques. La meilleure réforme à entreprendre est donc la baisse des dépenses pour pouvoir baisser les prélèvement, pas le transfert de l’un sur l’autre.”

ma conclusion : iul ne perçoit pas le premier intérêt de cette mesure qui est d’améliorer la compétitivité de la France qui conditionne le reste dans une économie ouverte. Dans son raisonnement Sarkozy sacrifie la France aux intérêts mal estimés des consommateurs français, en effet le risque de dérapage des prix est faible (compte tenu justement de cette concurrence mondiale qui nous fait mal) face au gain assuré de compétitivité. On attend d’un homme politique qu’il sache prendre ces petits risques ( c’est un minimum)

OGS, le 5 avril 2007

Pour contribuer au débat, dans le cadre de ses travaux sur l’emploi et la compétitivité, la commission des finances du Sénat, présidée par M. Jean Arthuis, a organisé, le 14 mars 2007, deux tables rondes sur la TVA sociale. Ces tables rondes ont réuni des personnalités d’horizons divers. Elles ont mis en évidence les enjeux soulevés par le mode de financement de la sécurité sociale dans le cadre d’une économie globalisée et permis d’approfondir les conditions de mise en œuvre de la TVA sociale.
Un rapport de la commission - n° 283 (2006-2007) - fait suite aux tables rondes.

Lien : http://www.senat.fr/rap/r06-283/r06-283.html

Patrick SANDI, le 13 juin 2007

Voila le petit message que j’ai envoyé à Patrick DEVEDJIAN au sujet de la TVA sociale

Bonjour Patrick DEVEDJIAN,
Pourquoi majorer la TVA de seulement 5% puisqu’elle est sociale ? C’est vrai ça, si elle est sociale, c’est que ce n’est pas vraiment une TVA. Une TVA sociale ça coûte rien. Il fallait y penser, et vraiment être bête pour ne pas y avoir pensé plus tôt. Mais si elle ne coûte rien, pourquoi pas une TVA à 30, 40, 50, 60% et même plus ? Du temps qu’on y est, faut pas se priver, on supprime la TVA pas sociale, on met la TVA sociale à 300%, ni vu ni connu, les candidats de l’UMP vont faire le plein de voix, le contribuable prendra les pains dans la figure, et on y verra que du bleu

Une petite question : J’adore l’humour et l’autodérision, je suis moi-même humoriste à temps perdu à la recherche du temps perdu par Proust à ennuyer ses lecteurs. Entre nous Cher Patrick, je vous appelle Patrick puisque moi-même je m’appelle Patrick, je suis de votre famille politique, j’ai voté SARKO et comme disait SARKO depuis l’ÃŽle de MALTE, “on est tous dans le même bateau”. Question : croyez-vous qu’on puisse prendre longtemps et à ce point, les français et les adhérents UMP pour les demeurés du village ? Et si oui jusqu’à quand ? C’est juste pour savoir, parce que n’importe quel humoriste vous le dira. Si c’est un sketch, un bon sketch, pas plus de 5 mn, sinon ça devient lourd

Je reconnais que lorsque j’ai entendu FILLON se justifier sur la TVA, “les français voulaient un changement profond” c’est encore une fois génial, le changement, les français vont l’avoir bien profond. Franchement, ce Fillon, quel humour !

On est un petit groupe d’amis libéraux de droite, adeptes des bons mots, de la région de VOIRON et de plein d’autres régions de FRANCE à avoir voté SARKO parce qu’on y a cru, comme beaucoup. depuis quelques jours on a comme qui dirait l’impression qu’on s’est bien fait avoir, mais avec les amis, je vous assure, on n’est pas rancuniers Qu’est-ce qu’on a pu rigoler.
Et pour les blagues, on n’est pas les derniers. Pour rester dans l’humour, si vous n’avez rien à faire dimanche 17 juin 2007, je vous propose d’assister à un autre sketch. Dimanche on a tous décidé de ne pas aller voter, on s’est tous passés le message, juste pour se marrer. Y en a certains qui vont carrément voter à gauche, ils disent on nous prend pour des bÅ“ufs, alors on va voter pour les bÅ“ufs - Certains vont voter socialo déguisés en bÅ“ufs en disant Meuhh !!!!! Pas drôle ?

Un peu cruel bien sûr. C’est vrai qu’en politique on aime bien se moquer du monde, mais on n’aime pas se sentir visé. Reconnaissez que notre petite farce ne coûtera rien à personne, alors que votre grosse farce de la TVA, elle va coûter très cher à tout le monde

Au plaisir de vous rencontrer cher Patrick. C’est sûr, que si à l’UMP on est parti comme ça, je sens que pendant cinq ans, on ne va pas s’ennuyer - Génial génial

Cordialement
Patrick SANDI “l’humoriste de droite”

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